Après avoir été roulé dans la farine par son principal allié avec qui il partage la pouvoir en Côte d'Ivoire, l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI, membre de la coalition au pouvoir), a demandé l’ouverture ‘’enfin’’ du procès de l’assassinat de son fondateur, le général Robert Guéï, selon un communiqué du bureau politique dont IvoireBusiness a eu copie.

Près de quatre ans après l'accession au pouvoir d'Alassane Ouattara, l'enquête sur l'assassinat du Général Robert est au point mort. Pourtant dans l'opposition pendant la présidence de Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara chef de l'Etat et Mabri Touakeusse président de l'UDPCI, avaient fait de l'assassinat de l'ancien chef de l'Etat Robert Guéï, la priorité des priorités, n'hésitant pas alors à accuser le régime Gbagbo.
Mais une fois arrivé au pouvoir, Alassane Ouattara a classé l'affaire " assassinat de Robert Guéï", sans suite.
Le général Robert Guéï, auteur du putsch qui a évincé Henri Konan Bédié du pouvoir en décembre 1999, et chef d’Etat (décembre 1999-octobre 2000), a été tué le 19 septembre 2002 lors du coup d'Etat manqué des Forces Nouvelles de Guillaume Soro, qui s’est mué rébellion qui a occupé 63% du territoire ivoirien de l’ouest au nord en passant par le centre jusqu’en 2010.

Les affaires concernant les assassinats de Guy-André Kieffer, Philip Remond, Yves Lamblin, Stéphane Di Rippel, Camara H, Charnier de Yopougon, Balla Kéita, sont toutes aujourd'hui au point mort, pourtant Laurent Gbagbo et Simone Gbagbo qui étaient accusés par Alassane Ouattara, sont aujourd'hui en prison et ne peuvent plus être accusés de faire obstruction à la justice, comme le faisait croire la propagande d'alors.

C'est dans cette ambiance de suspicion et d'attente prolongée que l'UDPCI, membre de la coalition RHDP au pouvoir, a demandé au gouvernement de ‘’ faire en sorte que le procès sur l’assassinat du général Guéï Robert, président fondateur de l'UDPCI, s’ouvre enfin’’.

Le Bureau politique de l'UDPCI demande également au gouvernement de prendre des dispositions en rapport avec le gouvernement du Faso ‘’ à l’effet de faire la lumière sur l’assassinat au Burkina Faso de son premier secrétaire général, le Docteur Balla Kéïta’’, assassiné, le 1er août 2002, à sa résidence de Ouagadougou, la capitale burkinabé.

Trois semaines d’enquêtes policières après les faits, le procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou, Abdoulaye Barry, avait estimé, lors d’une conférence de presse qu’il y a "de très fortes chances" que M. Kéita ait ‘’été tué par une femme, dernière personne que la victime a reçue en visite peu avant son assassinat’’.

En octobre 2012, le parquet militaire d’Abidjan avait inculpé quatre officiers ivoiriens dans l’assassinat de l’ex-président de l’UDPCI, Robert Gueï.

‘’ Le commandant Anselme Seka Yapo a été inculpé d’assassinat, le général Brunot Dogbo Blé, le lieutenant-colonel Katé Gnatoa et le capitaine Mory Sakanoko ont été inculpés de complicité d’assassinat’’ avait précisé le procureur militaire Ange Kessi sans produire la moindre preuve. Ces derniers ont toujours clamé leur innocence, affirmant tous n'être ni de près, ni de loin être mêlé à cette affaire. Leur procès ne s'est à ce jour pas encore ouvert.

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