Le Front populaire ivoirien (FPI, parti de l'ex-président Laurent Gbagbo) a invité le gouvernement à la décrispation, dans un communiqué publié mardi dans les médias.

"Le FPI invite le gouvernement à la décrispation pour aller vers une normalisation de la vie politique qui n'aura que l' avantage d'éviter les spectacles désolants d'agissements illégaux", a indiqué le porte-parole intérimaire de cette formation politique Amoakon Ettien dans le document.

Le parti de Gbagbo s'est indigné contre le refoulement et la brève arrestation samedi dernier de son secrétaire général Laurent Akoun à l'aéroport alors que celui-ci se rendait en France pour des soins médicaux.

Pour M. Ettien, le mobile de l'interpellation de M. Akoun donné par les autorités, faisant état de ce que celui-ci était sous le coup d'une décision de justice, notamment sous le coup d'une double peine complémentaire, est peu avenant. 

"Le juge de l' exécution des peines ne lui a pas signifié la période d'exécution des peines complémentaires. Si le juge lui avait signifié qu'il devait purger les peines complémentaires pendant plus de 18 mois, il se serait exécuté en toute dignité même face à une décision inique", a noté M. Ettien. 

Le FPI a ainsi "condamné avec la dernière énergie" les actes qu'il qualifie de "violations courantes et continues des droits de l'homme". 

Toutefois, le parti de Gbagbo a assuré qu'il continuera sans relâche à lutter pour la démocratie "qui est le seul gage de retour à un fonctionnement régulier de l'Etat".

Publié le mercredi 27 novembre 2013  |  Xinhua