Michel Gbagbo dans une déclaration décrit l’enfer vécu par les prisonniers politiques dans leurs cellules respectives du pays.

Dans cette déclaration Michel Gbagbo demontre que les détenus sontt des chrétiens qui ont apporté un soutien au président Gbagbo pendant les élections de 2010.

Ces derniers subissent toutes sortes de traitements inhumains, contraire au principe de la constitution votée en juillet 2000, par 86 % des ivoiriens.

 

«Les données chiffrées sur les détenus d’opinion, leur répartition dans les différentes prisons du Pays et les photos indiquent comment leurs conditions de transfèrement puis de détention sont inhumaines. La plupart ont subi des tortures à la DST (Direction de la Surveillance du Territoire) avant d’être enferrés pour de longues années sans jugement.
Dans 99 % des cas, les détenus d’opinion sont des chrétiens et issus d’ethnies supposées avoir apporté un soutien électoral à Monsieur Laurent Gbagbo », révèle celui qui est chargé de la politique pénitentiaire et des détenus politiques au sein du Front Populaire Ivoirien avant d’ajouter.

 

« Les arrestations se sont toujours déroulées de manière inopinée, violente, abusive, sur dénonciation de partisans de Monsieur A. Ouattara indexant des « pro-Gbagbo », alors que le Parti Unique n’existe plus en Côte d’Ivoire depuis 1990. La Côte d’ivoire s’ajoute à la liste sombre des pays dans lesquels le délit d’opinion fait l’objet d’emprisonnement. Pourtant, l’article 3 de la Constitution ivoirienne prescrit bien que « sont interdits et punis par la loi l’esclavage, le travail forcé, les traitements inhumains, cruels, dégradants et humiliants, la torture physique ou morale, les violences physiques et les mutilations ou toutes forme d’avilissement de l’être humain.»

Depuis la fin de la crise post-electorale 2011 de nombreuses personnes croupissent dans les geôles des prisons ivoiriennes en attente de jugement.

Elles ont observé à plusieurs reprises des grèves de la faim pour exiger leur jugement ou libération provisoire, mais n’ont jamais été entendues par la justice.

Lecridabidjan