Abidjan, le 10 janvier 2014  – Parmi les maires des 10 communes d’Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire, seulement 3 vivent dans la même commune que leurs administrés, les autres préfèrent vivre ailleurs loin du quotidien de leurs électeurs.

C’est un constat simple, mais sans appel, seulement trois maires sur les dix, de la capitale économique de Côte d’Ivoire, Abidjan, vivent auprès de leurs administrés. Fait banal diront certains, mais preuve qu’ils ne s’intéressent pas vraiment au quotidien de leurs administrés pour d’autres.

Ce sont les maires de Marcory, Aby Raoul, celui de Cocody, N’Gouan Aka Mathias élus tous deux, lors des élections d’avril 2013 et de Koumassi, Ndoyi Raymond, qui vivent dans leurs communes respectives. La doyenne des maires de Cote d’Ivoire, Hortense Aka Anghui, maire de la commune de Port-Bouet depuis 1980 vit dans la commune de Marcory. 

Tous les six autres maires : Danho Paulin maire d’Attecoubé, Adama Toungara maire d’Abobo, Noël Akossi Bendjo maire du Plateau, Jean-Baptiste Amichia, maire de Treichville, le maire d’Adjamé, Youssouf Sylla et enfin Gilbert Kafana maire de Yopougon, ont choisi à l’unanimité d’élire domicile dans la commune de Cocody.

Vivre près de ses administrés devrait être un devoir moral, et pourquoi pas une condition à l’élection municipale comme pour la présidentielle, imposé à nos élus qui partageraient ainsi notre quotidien entre embouteillages, coupures intempestives d’eau et de courant et nuisances sonores de maquis et d’églises qui varient plus ou moins selon les communes.

Certes ils se rendent chaque matin dans leurs communes respectives pour y travailler, mais il existe une énorme différence entre vivre et travailler à un endroit,peut-on croire en quelqu’un qui dit se préoccuper de notre quotidien quand cette personne ne le partage pas ?

Certains maires sont même des inconnus pour leurs administrés qui après les avoirs vus pendant les jours de campagnes sur les affiches et sillonnant les quartiers ne les reverront qu’aux prochaines élections municipales, pour reprendre la chanson populaire d’un groupe Zouglou Ivoirien qui parodiait ce comportement de certains de nos élus municipaux.

Bien vrai que le coût des logements ne cesse de grimper dans la ville d’Abidjan ne permet pas à un simple élu de s’offrir plusieurs maisons mais c’est une question de responsabilité et de respect de ses électeurs que de joindre le geste à la parole des promesses électorales partageant réellement au jour le jour et en vivant côte à côte le quotidien de ses administrés

 

LECRI  

VIA  KOC