Le commissaire du gouvernement, Ange Bernard Kessi a donné ce jeudi à l'occasion du rendez vous du gouvernement, les motivations du parquet en formulant un recours en cassation pour casser le verdict rendu par tribunal militaire présidé par la juge Ettia Anna Désirée qui a quelques jours plutôt acquitté un officier et un sous officier de la gendarmerie nationale poursuivis pour avoir tiré des obus sur un marché à Abobo et le village SOS de la même commune.

 

Selon le commissaire du gouvernement, cette situation est arrivée parce que le président du tribunal militaire a violé l'article 122 du code de procédure militaire qui permet au parquet d'entendre les témoins à charge.

"Vous n'avez pas tout suivi à ce procès qui a duré sept heures. C'est mon substitut qui était à la réquisition ce jour là. Il a estimé que le tribunal n'a pas donné droit à une de ces demandes. Le tribunal a violé les dispositions de l'article 122 du code de procédure militaire qui lui permettait d'entendre des témoins," a expliqué Ange Bernard Kessi.

 

Compte toute attente, le commissaire du gouvernement a en présence du ministre de la Défense qui lui a donné la parole et du parterre d'invités ayant effectué le déplacement du 20 ème étage de l'immeuble SCIAM, que les gendarmes n'avaient pas la chance d'être acquittés lors de ce procès.

"Lorsqu'il partaient devant le tribunal, ils partaient pour être condamnés. Des témoins à charge étaient absents qui lui permettait de condamner les deux personnes. Comme ils n'étaient pas là, il a demandé au tribunal de lui permettre de les appeler," a-t-il ajouté.

Avait-il besoin de tenir de tels propos qui tendent à discréditer le tribunal militaire. Comme s' il ne se rendait pas compte de la teneur de ses propos, poursuivant sur sa lancée, le commissaire n'a pas hésité de s' attaquer à la juge Ettia Anna Désirée.

"Le tribunal a refusé alors qu'il pouvait sur la base de l'article 122, convoqué ou suspendre l'audience aller chercher ces témoins. Les autres présidents du Tribunal militaire les mois passés l'on fait. Souvent même ces présidents n'hésitent pas à descendre dans les endroits où les faits se sont produits pour aller chercher les éléments. Le tribunal ne l'a pas fait," a martelé Ange Bernard Kessi.

 

Voulait-il régler ses comptes avec la juge, puisque cette dernière n'a pas hésité lors du procès des 14 militaires arrêtés le 11 avril 2011 à la résidence de l'ex-chef de l'Etat de dénoncer la façon de travailler du parquet militaire qui selon elle, baclait les enquêtes.

Il faut rappeler que c'est deux jours après l'acquittement des deux gendarmes que le parquet a formulé un recours en cassation qui est devant la cour suprême.
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