Le Président français François Hollande, a conseillé, jeudi après-midi, le Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ancien chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo emprisonné à la Haye de « participer aux prochaines élections » si « ce parti veut exister ».

« Ce parti (FPI) doit participer aux élections s’il veut exister (…) Il faut saisir cette opportunité pour assurer la réconciliation », a déclaré François Hollande lors d’une conférence de presse co-animée avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara.

« Il y a des pays où l’on empêche les partis d’opposition de prendre part aux élections », a-t-il fait observer en estimant que « les élections doivent être des élections de tous ». François Hollande quitte Abidjan, vendredi à 7h30 (Gmt et heure locale) pour Niamey, au Niger d’où il ralliera le Tchad pour cette mini-tournée africaine.

Cet appel intervient au moment où une scission nette est apparue entre les responsables du FPI au lendemain d’un remaniement du Secrétariat général du parti par le président Pascal Affi N’guessan. Le FPI a dénoncé le « déséquilibre » de cette CEI pour justifier sa volonté de ne pas y siéger.

La nouvelle CEI, adoptée le lundi 28 mai par le parlement, passe de 31 à 17 membres dont un représentant du Président de la République, quatre pour les partis au pouvoir, quatre pour les partis de l’opposition, quatre pour la société civile et quatre représentants de l’administration.

Quinze membres sur dix-sept de la Commission centrale de cette CEI, ont été nommés la semaine dernière par Alassane Ouattara. Deux postes prévus pour le parti de M. Gbagbo et ses alliés au sein de cette Commission électorale, restent à pourvoir.
Cameroonvoice
18/07/2014