Il y'a de cela quelques jours, recevant des militaires qui venaient de rentrer de leur exil, Paul Koffi Koffi, le responsable en charge de l'armée pro-Ouattara (FRCI) promettait aux militaires ivoiriens ayant déserté leur poste depuis l'arrivée au pouvoir d'Alassane Dramane Ouattara qu'aucune poursuite judiciaire n'aurait été engagée contre eux. Pendant que Paul Koffi Koffi réitérait cette promesse de son chef Ouattara, le Tribunal militaire d’Abidjan (TMA) condamnait, jeudi 09 janvier 2014, au terme d’un procès sommaire, trois militaires pour avoir « déserté » les rangs de l’armée « en temps de paix ». Il s'agit notamment du sergent Simplice Gahou Tago (ayant déserté d'octobre 2011 à mai 2013) officiant au 1er bataillon du génie de Bouaké et du brigadier Joseph Eric Logbo Zougbo (ayant déserté d'octobre 2012 à avril 2013) en poste au bataillon d'Artillerie Sol-Sol de Bouaké, tous deux « reconnus coupables de désertion à l'intérieur en temps de paix », qui ont écopé chacun de cinq mois de détention militaire, tandis que le soldat du rang, Jean-Bruce Kouakou Bizié (ayant déserté de janvier 2013 à avril 2013) officiant au 2ème bataillon d'infanterie de Daloa a été condamné à 18 mois d'emprisonnement sans aucune mesure d'atténuation.

Ces condamnations selon les proches des soldats concernés seraient plutôt des actes de vengeance, les principaux concernés ayant été arrêtés alors qu'ils étaient en poste et ensuite accusés de désertion. Tous sont en effet des soldats ayant servi leur pays sous le président Gbagbo, et durant la crise post-électorale de décembre 2010 à avril 2011, ils avaient choisi de défendre les institutions républicaines ivoiriennes incarnées par le président Laurent Gbagbo.

Le monde entier peut donc donc ainsi constater la mauvaise foi du régime Ouattara qui continue d’arrêter, de torturer et d'emprisonner des soldats pour le seul motif que ces derniers avaient choisi de ne pas trahir leur nation.

Rappelons que l'on est toujours sans nouvelle d'un autre soldat, l'enseigne de vaisseau de première classe Ourigou Bawa, qui s'était rendu le 24 décembre dernier après que Ahmed Bakayoko ait enlevé son épouse Bahi Anastasie afin d'obliger le Lieutenant Bawa à revenir de son exil.


ACC- Côte d'Ivoire