Du nouveau dans la crise qui secoue le front Populaire Ivoirien (FPI) depuis des mois, suite à l’annonce de l’organisation d’un congrès électif pour la présidence du parti.

Michel Gbagbo dans un échange avec des internautes a révélé que son père, Laurent Gbagbo a bel et bien informé Pascal Affi N’Guessan, de sa volonté de reprendre le contrôle du mouvement qu’il a fondé pour mener à bien ses missions.

« Je confirme néanmoins ce qu’ont dit les avocats du Président Gbagbo, ainsi que ses porte-paroles officiels, Bernard Houdain et Justin Koné Katinan: il est bien candidat à la présidence du FPI. Il en a bien informé le Président Affi N’Guessan. Son épouse Simone Gbagbo le soutien dans cette démarche. Et le Ministre Assoa Adou a bien été nommé, par lui, Directeur National de Campagne, (DNC) », a revélé le fils du prisonnier de la Haye avant d’ajouter. « Le Président Laurent Gbagbo est dans une posture de combat. Il a adoubé l’appel de Mama. Il a besoin de reprendre le contrôle du Parti pour mener à bien ses missions. Sa candidature se fait dans un esprit de rassemblement afin que nous retrouvions notre unité et notre combattivité. Il ne s’agit pas d’une candidature contre Affi, ou tout autre, mais pour un FPI plus fort. Ce faisant, le FPI et Laurent Gbagbo reviennent au centre du débat politique. »

L’enseignant à l’université à Félix Houphouët Boigny de Cocody s’est également prononcé sur le règlement de la crise au sein des adeptes de la Refondation.

Pour ce dernier, seuls le respect des textes, des valeurs et des principes qui régissent le Front Populaire Ivoirien mettront fin à cette crise.

« Je souhaite que la sortie de crise au FPI se fasse dans le respect de nos textes, et de nos valeurs et principes. Ce sont ces fondamentaux qui ont garanti notre survie, tout au long de la lutte contre l’houphouétisme, ainsi qu’au lendemain immédiat de la guerre. Et qui garantissent dans l’opinion les éléments de notre identité politique : socialisme démocratique, souveraineté nationale, transition pacifique à la démocratie et démocratie interne. La contradiction principale de notre Parti n’est pas interne, mais externe, face au pouvoir ethnico-religieux de Monsieur Ouattara. Il nous faut retrouver la cohésion pour rassembler de nouveau les Ivoiriens autour de notre projet politique. »

La candidature de Laurent Gbagbo à la présidence du FPI validée par le Comité de Contrôle, a été invalidée par la justice ivoirienne sur saisine de Pascal Affi N’Guessan pour faux et usage de faux.

Dès lors l’opinion assiste à une guerre larvée entre les membres de la direction du Front Populaire Ivoirien.

L’Internationale Socialiste (IS) venu en fin de semaine dernière sous la houlette d’Emmanuel Golou, du comité Afrique croit à la fin de la crise dans les prochains jours.

« Les choses iront très bien dans les prochains jours », a déclaré ce dernier comme rapporté par le média officiel du parti.
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