Depuis le 11 Avril 2011, la Côte d’Ivoire est devenue un vaste champ de manifestations propagandistes pour les bénéficiaires de la guerre de la France contre le pouvoir de Laurent Gbagbo.

Ces tueurs, affairistes notoires, qui ont vidé le pays de sa substantifique moelle démocratique et financière, ne cessent de narguer les populations par des cérémonies inutilement dispendieuses au cours desquelles les mensonges les plus grotesques sont servis. Nombreuses sont ces mises en scène utilisées pour tromper une partie de l’opinion nationale et internationale encore naïve. Et ceci, pour faire croire au club des sadiques et voraces impérialistes occidentaux (CSVIO) que tout va bien dans ce pays.

 

De quoi s’agit-il exactement ? Le 16 Octobre 2013 à l’Université d’Abidjan-Cocody, en présence du filleul des impérialistes français, l’une des multinationales françaises, parrain financier de la rébellion ivoirienne, a fait don à la Côte d’Ivoire de deux minibus électriques d’une valeur de 1 milliard 200 millions de CFA (y compris les accessoires). Il s’agit bien de deux engins, de 10 places chacun chargés de transporter au moins 60 000 étudiants sans compter le personneladministratif et technique et des enseignants-chercheurs. Et c’est pour ce menu frétin que tout la République et tous les médias ont été ameutés pour soutenir cette propagande mensongère.

Pourquoi chercher à noyer les graves problèmes académiques qui se posent aux Universités ivoiriennes par des cérémonies farfelues qui n’ont pour but que de montrer la bonne marche du temple du savoir ? Qu’apportent des « jouets » électriques dans une université où il est demandé aux enseignants d’apprendre aux étudiants des T.P théoriques ? Vous avez bien lu et compris ; il s’agit bel et bien de travaux pratiques théoriques. Dans quelle université au monde forme-t-on et évalue-t-on des étudiants par des T.P théoriques ?

Bolloré aurait mieux fait de livrer, depuis, pour un coût moindre, du matériel didactique à cette université pour rendre possible le déroulement des TP et assurer la formation des étudiant qui en avaient grandement besoin. Que sert-il de transporter des étudiants quand ceux-ci ne peuvent recevoir le savoir pratique auquel ils ont droit ?

A bien y penser et au regard du nombre de places de ces engins, ces minibus sont destinés àtransporter des handicapés et des personnes du 3ème âge car le temps manquerait aux étudiants d’attendre le retour de ces 2 navettes avant de rejoindre les salles d’enseignements ou de composition.

La technologie utilisée atteste que le groupe Bolloré, assez présent dans le domaine de l’énergie pourrait l’exploiter comme instrument d’études et recherches en énergie solaire en Afrique. Dans tous les cas, Bolloré n’est pas philanthrope et n’a pas pour objectif de former les jeunes ivoiriens concurrents, sur le marché du travail, des diplômés français.

S’agissant de la théorie, cet aspect de l’enseignement concerne les connaissances abstraites que viennent appuyer les travaux pratiques pour dispenser une formation complète à l’apprenant.

Alors, comment peut-on rendre théoriques des travaux pratiques qui nécessitent un environnement spécifique pour être effectifs ? Tous les laboratoires n’existent plus sur ce campus. Ils ont été vidés de tous leurs équipements par les mercenaires du couple criminel Ouattara-Soro, toujours en liberté.

D’ailleurs, certains enseignants en mission dans des universités des pays limitrophes « se sont retrouvés nez-à nez » avec leurs propres outils de travail, estampillés « Patrimoine de l’Etat deCôte d’Ivoire ».

 

Attention ! La nation ivoirienne est, depuis 2 ans, en danger. Ce que ne veulent avouer et reconnaître ces personnes imposées à coups de bombes et missiles, adeptes de la propagande mensongère, c’est l’absence totale de matériels de travail dans les universités de Côte d’Ivoire. Depuis le passage de la rébellion de Ouattara-Soro dans ces lieux, ce ne sont que des bâtiments vides qui se dressent ça et là. L’université d’Abidjan Cocody en est la parfaite illustration., Ces affairistes notoires ont dilapidé 110 milliards de CFA pour seulement repeindre l’extérieur des bâtiments, mais dont l’intérieur, pour beaucoup d’entre eux, est encore bourré de gravats, (chantiers suspendus depuis). De même les salles de T.P sont totalement pillés et vidés de leurs appareils par ces tueurs-rebelles. C’est vraiment « le départ nouveau » de Bacongo.

Peuple d’Eburnie, le pays a reculé encore de 70 ans. Il y a donc de quoi s’inquiéter quand on sait que cette université forme, en plus d’autres cadres, des médecins appelés à veiller sur la santé des ivoiriens. Voilà pourquoi ces cérémonies pompeuses doivent être dénoncées pour que ces individus sans foi ni loi, qui ne connaissent que le langage des armes, descendent de leur piédestal de mensonges. Malheureusement, les journaux sur lesquels on pouvait compter pour combattre cette propagande présentent ces dérives comme essentielles pour le peuple ivoirien.

Etre la première nation africaine à posséder les deux premiers minibus électriques dans une université sous équipée, n’est que de la poudre aux yeux. C’est l’habitude des dirigeants actuels et de leurs parrains de poser des actes de petite portée amplifiés par des actions propagandistes. Ce sont ces manquements qu’il faut faire connaître aux parents d’élèves et à toute la nation entière. Demain, que seront les élites formées dans ces établissements universitaires publics ? Seront-elles compétitives par rapport aux cadres formés dans les autres universités de la sous-région ? A cette allure, seront déversés quelques années plus tard des cadres théoriques et même des médecins théoriques. Bonjour les dégâts.

Etre premier à posséder des bus électriques et être dernier sur le plan académique, voilà l’offre de ce pouvoir abonné au mensonge qui se moque ainsi des ivoiriens. C’est dans un tel contexte que des rêveurs, vendeurs d’illusions, annoncent que la Côte d’Ivoire sera un pays émergent en 2020. Quelle diablerie car ce pays sera plutôt submergé de dettes astronomiques contractées par Magellan!

Voilà donc des gens qui ignorent que le développement repose sur le savoir et qu’une nation qui forme sa jeunesse au rabais est vouée à l’échec. De toutes les façons, pour eux, c’est un choix qui leur permet d’être toujours liés aux impérialistes occidentaux, et de ne pas être inquiétés par des cadres qui auront été formés à la pelle. D’ailleurs, la terre d’Eburnie n’est pas le pays d’origine de bon nombre de ces criminels. Qu’elle sombre n’est nullement leur préoccupation. Il faut arrêter de tourner en bourrique les ivoiriens.

Pour une université qu’on peut parcourir de long et en large, à pieds, en 10 minutes au plus, a-t-on vraiment besoin d’y faire circuler des bus électriques, pour spolier davantage, à travers les tickets d’embarcation, les étudiants et leurs parents déjà appauvris par des frais d’inscription très élevés, au profit de ces affairistes insatiables?

 

A quand la fin du calvaire du peuple ivoirien ? Toutes les souffrances physiques, psychologiques, morales, financières sont infligées aux ivoiriens. Les tueries, les exactions, les expropriations, la pauvreté avec la mévente des produits agricoles, les licenciements abusifs, les emprisonnements et l’exil forcé d’ivoiriens, la traque des pro-Gbagbo, la destruction de l’appareil de formation de l’élite, toutes ces atrocités dans cet environnement de propagande mensongère, doivent faire prendre conscience à ce peuple de la nécessité de mettre fin, de manière légale, au pouvoir de ces criminels affairistes. Il faut ouvrir les yeux car le pays est en danger. La Côte d’Ivoire n’existe aujourd’hui que de nom.

Malgré tout, le digne peuple de Côte d’Ivoire doit tenir bon, car aidé par l’Eternel, le Dieu de vérité saura très bientôt mettre fin à l’utilisation du faux et à ces mises en scène grotesques et proprement propagandistes.

 

NANWOULET G. Simone