Samedi matin 1er novembre Samba David, coordonnateur de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire, a été arrêté avec trois de ses amis, passé à tabac puis amené au commissariat par les forces armées ivoiriennes. Tout cela est arrivé alors qu’il s’apprêtait à prendre la parole à un meeting prévu et autorisé par le maire de la commune de Yopougon, puis interdit à la dernière minute par le ministère de l’intérieur pour raison d’instabilité au Burkina-Faso voisin selon les responsables de la police présents.

Auditionnés à nouveau de 23 heures à 6 heures du matin au commissariat du 16eme arrondissement de yopougon où ils ont passé la nuit,le camarade Samba David et ses trois (3) collaborateurs passeront à nouveau devant un juge ce matin au tribunal de Yopougon.
Pour rappel,le Youan Hubert,substitut du procureur avait estimé hier que les éléments en sa possession ne lui permettait pas de déférer les quatre (4) membres de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire(CICI),il fallait donc les ramener au commissariat du 16eme arrondissement pour compléments de preuves.
Il est imperieux pour le peuple de prendre ses responsabilités face à cette injustice qui prévaut dans notre pays,et nous en appelons à la responsabilité des partis dit d'opposition dont le mutisme et la passivité font d'eux complices de la souffrance des ivoiriens.

Ces brutalités et arrestations arbitraires, notamment envers des acteurs politiques et du mouvement social, sont malheureusement monnaie courante en Côte d’Ivoire. Dans ce pays il y a des centaines de personnes en détention ou en liberté provisoire pour des raisons politiques.

Au vu du très important mouvement populaire et social en cours au Burkina Faso qui a fait chuter Blaise Compaoré et dans lequel le « Balai Citoyen » est pleinement partie prenante, l’arrestation du dirigeant des Indignés de Côte d’Ivoire prend un relief particulier.

Le pouvoir d’Alassane Ouattara doit immédiatement libérer Samba David et plus généralement tous les prisonniers d’opinion.

A l’heure où le peuple burkinabé tente de se débarrasser du joug des forces de la réaction, le pouvoir ivoirien serait bien inspiré de changer d’attitude et de politique au lieu de continuer de prendre des mesures liberticides et de servir de lieu de refuge à l’ancien autocrate et déstabilisateur d’Afrique de l’Ouest, Blaise Compaoré. La présence de ce dernier risque fort d’être perçu en Côte d’Ivoire comme au Burkina Faso comme un facteur de déstabilisation pour les deux pays.
AUTRE SOURCE