Une famille a péri dans un incendie dans la nuit du lundi 2 au mardi 3 mars 2015, dans le quartier Air-France de Man. Selon des témoignages recueillis auprès des voisins de la famille décimée, l’incendie a déclenché aux environs d’une heure du matin. «A une heure du matin, nous avons entendu des cris.

Nous avons pensé à un cambriolage au début, mais au fur et à mesure les pleurs devenaient forts. Nous sommes sortis et nous nous sommes rendus compte que c'est le feu qui est à l'origine des cris qu'on entendait », raconte Gouagon Julien, chef de quartier d’Air-France. Poursuivant, le chef laisse entendre ceci. «Nous avons tout fait pour circonscrire le feu, mais en vain.

Toutes nos tentatives pour accéder à la maison afin de sauver les occupants n'ont pu abouti. Le feu était très dense et personne ne pouvait s’approcher. Quand on n’a eu accès à la maison, il était trop tard, ce sont des corps sans vie que nous avons trouvés dans les chambres», explique le chef de quartier. Le bilan est très lourd.

Six personnes mortes dont le chef de famille du nom de Traoré Mamadou mécanicien, ses deux femmes toutes deux attendaient des enfants et leurs trois progénitures. Pour les circonstances de l'incendie, d’autres soutiennent qu’il serait lié à un court-circuit. Quand certains avancent d’autres thèses.

Après le constat fait par des forces de l'ordre, les six corps ont été transférés à la morgue aux environs de 04heures du matin. Les autorités municipales et administratives informées de ce drame, se sont rendues sur lieu.

«Nous compatissons à votre douleur qui est en réalité une douleur pour nous tous. C’est pourquoi nous avons effectué le déplacement. Nous serons à vos côtés pour ne pas qu’une telle situation ne se reproduise», a rassuré le maire Tia André en compagnie du secrétaire général 1 de la préfecture de Man. C’est le lieu de demander à l'Etat ivoirien de penser à la création d'une unité de sapeur-pompier afin de sauver des vies.
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