Samedi 13 janvier 2018. Il est 20h30. Au cœur de la cité résidentielle Akissi Delta située sur l’ancienne route de Grand-Bassam, un camion-remorque est embourbé. Au prix de mille efforts, des jeunes gens réussissent à sortir le camion du pétrin et à déposer le conteneur transporté sur la voie principale, obstruant grandement la circulation.

« C’est un frère qui a reçu ce conteneur de l’Europe. Il m’a demandé de lui donner une semaine tout au plus pour l’enlever ici et l’envoyer ailleurs», indique un commerçant, parlant de la cargaison sans propriétaire déclaré.

Pourquoi ce transit suspect ? Que contient au juste le conteneur et à qui il appartient ? Motus et bouche cousue du côté du commerçant qui, toutefois, rassure qu’il n’y a pas d’armes là-dedans.

A l’instar de ce « colis » suspect, l’on observe de nombreux trafics dans la zone. En toute impunité. Cela part des lubrifiants au gaz en passant par le carburant et les biscuits ainsi que les bonbons. Presque, tout y passe sans que cela n’émeuve certains habitants et des gendarmes qui tiennent un point de contrôle non loin de la nouvelle autoroute Abidjan-Grand-Bassam. Face à cette situation d’insécurité marquée aussi par des agressions sur des visiteurs de plages le week-end et les vols récurrents de foyers de lampadaires, la nuit tombée, les habitants confient désormais leur sort au Tout-Puissant. Ils ne dorment plus tranquillement à l’idée qu’ils peuvent être attaqués à tout moment. Car, aucune patrouille dissuasive des forces de l’ordre n’est observée dans cette zone balnéaire de la commune de Port-Bouët en dépit des

déclarations des faits et méfaits au poste de police du 24 ème arrondissement, le plus proche.

Pis, il n’y a pas d’éclairage public sur tout le long de l’ancienne route de Bassam. En attendant de trouver des solutions efficaces et efficientes, les habitants ont décidé de se procurer des sifflets pour alerter les voisins en cas d’attaque. Et de procéder à de nombreuses réunions de concertation