Dans une déclaration dont IvoireBusiness a eu copie, le comité central du front populaire ivoirien (FPI), réuni en session extraordinaire le samedi 04 avril dernier de 10h30mn à 15h à Abidjan, a appelé les militants et sympathisants du parti à se tenir prêts pour des mots d’ordres imminents d’actions de masse et de rue, face à la enième dérive dictatoriale du régime Ouattara, et face aux arrestations arbitraires de ses cadres et militants.
En effet, vendredi dernier, la police a interpellé plusieurs militants et cadres du FPI dont Marie-Odette Lorougnon, devant le siège de Notre Voie, le quotidien du Fpi, alors qu’ils manifestaient pacifiquement pour « récupérer » leur « patrimoine ».

Pour le comité central du FPI, trop c’est trop. L’heure H a donc sonné pour le parti pro-Gbagbo qui n’est plus prêt à accepter cette énième dérive autoritaire du régime Ouattara dont la dictature opère désormais à ciel ouvert. Vendredi dernier, la justice aux ordres du régime Ouattara, qui s’immixte honteusement dans les affaires intérieures du FPI, a scandaleusement annulé la suspension de Pascal Affi N’Guessan, décidée par le Comité central du parti pour haute trahison et collusion avec Ouattara, et pour non respect des décisions du Comité de contrôle du parti.

Le FPI engage donc ses militants à se tenir prêts à répondre à ses mots d’ordre dans les prochains jours.
Il condamne l’arrestation arbitraire de ses partisans et cadres, notamment celle de Odette Lorougnon, et exige leur libération immédiate et sans condition.
D’ailleurs samedi, des jeunes du FPI ont manifesté devant la préfecture de police d’Abidjan pour réclamer la libération de leurs camarades. Ils ont eux aussi été arrêtés et conduits au monument aux martyrs où ils ont bastonnés par des soldats FRCI.

Eric Lassale