Le Mouvement Progressiste de Côte d’Ivoire (MPCI), créé dans les années 90 vient d’engager une procédure judiciaire contre le chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara devant la CPI pour «faux et usage de faux». Une requête, confie-t-il, bien reçue par la cour de la Haye qui en a pris bonne note tout en promettant d’y donner une suite prochainement.

L’information a été donnée aux journalistes au cours d’une conférence de presse animée hier à Yopougon, par son Secrétaire général et leader, Augustin Nagoné Bi Doua, qui estime que la rébellion qui a accompagné Ouattara dans sa prise de pouvoir a utilisé le sigle de son parti pour commettre des exactions sur les populations ivoiriennes. L’homme enfoncera même le clou en martelant que: «Juridiquement, Alassane Dramane Ouattara n’est pas le président de la République de Côte d’Ivoire.

Il est un président exceptionnel de la république exceptionnelle et de la Côte d’Ivoire exceptionnelle. En démocratie, on ne prend pas les armes au nom d’un peuple, d’une région pour venir au pouvoir. Aucun com-zone ne doit aller à la CPI à la place de Ouattara. Il faut qu’il y aille en personne pout tout ce qu’il a fait à la Côte d’Ivoire.» Sur ses motivations, Augustin Nagoné dit rechercher la vérité, la justice pour l’avenir afin que la Côte d’Ivoire ne soit pas un royaume d’impunité. Réagissant à l’actualité politique, le leader du Mpci, estime que le FPI n’est pas pour Ouattara un parti d’opposition mais un parti protagoniste qui paye le prix d’avoir résisté à la rébellion, dans sa quête de pouvoir. S’agissant du RDR, il souhaite sa dissolution pure et simple
pour ses atomes crochus avec l’ex-rébellion de Guillaume Soro qui a balafré le pays, dix années durant.
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