Des actionnaires du groupe la refondation, éditeur du quotidien Notre Voie et l’hebdomadaire satirique ‘Bolkotch’ ont observé hier, un sit-in devant le siège de la Refondation, à la Riviera Palmeraie.
Cela, pour protester contre la justice qui les empêche d’installer les nouveaux dirigeants du journal, désignés récemment par l’Assemblée Générale des actionnaires du groupe éditeur des journaux proches du Front populaire ivoirien (FPI). C’est aux environs de 9h que les manifestants, conduits par le professeur Sébastien Dano Djédjé sont arrivés sur les lieux. Le blocus qu’ils feront par la suite, pour empêcher les journalistes et autres employés de la maison, d’accéder à leurs différents services, en dit long sur leur détermination.


Et cela, malgré une forte présence policière. Contraints de rester dehors, certains journalistes que nous avons approchés nous ont fait des confidences en ces termes : « Merci chers confrères d’être venus nous sauver. C’est pour nous que vous et la direction du parti se battent, pour améliorer notre condition de travail car depuis 5 mois nous sommes sans salaires » Visiblement déterminés à mettre dehors les dirigeants actuels, au profit de César Etou, les visiteurs du jour, se font de plus en plus intransigeants. C’est dans cette atmosphère que, peu après 10h, le commissaire Simon Digbeu du 30ème arrondissement, arrivé sur les lieux, invite le ministre Dano Djédjé ainsi que d’autres membres de la direction du parti, à un tête- à- tête. « Je vous demande de vous retirer momentanément car il y a une action en justice » glisse l’officier de police.


Réagissant à ces propos, le Pr. Dédy Seri déclare fermement que : « Nous avons décidé de changer la direction. » Au terme de l’entretien, Dano Djédjé précisera que: « Nous étions en mission le lundi dernier pour installer les nouveaux
dirigeants du groupe la Refondation quand nous avions été empêchés par les policiers de la CRS1. Quand nous sommes allés les voir, il n’y a pas eu de contact. Nous
sommes heureux qu’il y ait aujourd’hui (Ndlr : hier) un début de contact avec les autorités policières. On verra jusqu’où ce contact nous mènera. Nous allons installer les nouveaux dirigeants du journal qui ont été nommés par l’Assemblée Générale des actionnaires du journal, le vendredi, c’est-à-dire, demain. Parce que ceux qui sont là sont dans l’illégalité, conformément à nos textes. Ils ont été nommés par un individu. » C’est sur ces mots que le blocus a
été levé. La conférence de presse qui devait suivre a été également reportée à vendredi.

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