Rentré discretement pour ne pas dire dans l’indifférence de tournée hier au Mali et au Niger, Affi N’guessan [suspendu du FPI] va-t-il enfin accepter d’aller au Congrès de son parti ou lancer sa propre formation politique, lui qui est récusé par les 2/3 des membres du Comité central du Front Populaire Ivoirien. Ou va-t-il continuer à s’appuyer sur les moyens [financier, judiciaire et policier] du pouvoir Ouattara pour s’agripper à un FPI, désormais dirigé par l’intérimaire Sangaré Aboudrahamane ? Les jours à venir nous situeront. Une chose est clair, sur le terrain monsieur Affi a perdu de sa belle face aux bases militantes du parti de Laurent Gbagbo, mais aussi dans l’opinion publique ivoirienne, sans oublier son rejet par la presque quasi-totalité de l’opposition anti-Ouattara.

 

«Après près de 4 ans de léthargie au plan interne qu’au plan externe, nous avons estimé le moment venu de renouer nos contacts avec l’ensemble de la sous-région où un certain nombre de camarades ont accédé au pouvoir. Notamment au Mali, au Niger et en Guinée. D’abord pour les féliciter pour leur élection et les remercier pour le soutien qu’ils nous ont apporté pendant notre détention et les moments difficiles que nous avons connus. Pour certains comme le Mali qui est confronté à une situation difficile dans le Nord. Comme le Niger qui doit faire face à l’islamisme radical représenté par Boko Haram, il était important que puissions apporter la solidarité du Front populaire ivoirien à ces pays-là. Nous avons aussi profité pour leur faire le point de la situation à la fois au niveau national et à l’intérieur du Front populaire ivoirien, notre parti, qui est encore confronté à des difficultés. S’il se remet progressivement de la grave crise post-électorale, il connaît encore des difficultés dans la mesure où beaucoup de nos camarades sont encore en prison. Beaucoup de ceux qui nous ont soutenus pendant toutes ces longues années sont encore en prison. D’autres sont en exil. la situation politique reste incertaine. En tant que chef d’état, ces camarades peuvent nous aider à faire évoluer positivement la situation. Mais, en ce qui concerne justement ce volet de la question, il y a le cas particulier du président Laurent Gbagbo qui comme vous le savez, est engagé dans une procédure judicaire difficile à la Haye. Il ne peut pas faire seul face à cette situation. Si le Front populaire ivoirien se mobilise ici en Côte d’ivoire, nous savons que le dossier est éminemment politique et ces camarades qui ont accédé au pouvoir dans ces différents pays, peuvent apporter leur contribution à faire en sorte que nous trouvions une solution satisfaisante à la situation du président Laurent Gbagbo. Nous savons que c’est un dossier politique et donc la solution est forcement politique. Voilà un ensemble de raisons qui explique ces déplacements que nous avons effectués. (…) le bilan est très positif et très satisfaisant. Il a été extrêmement positif. Nous avons été très bien accueillis dans ces deux pays comme si nous étions chez nous. Ce sont nos camarades qui sont au pouvoir. les présidents IBK et Mahamadou Issoufou nous ont accordé tout le temps qu’il fallait pour l’entretien. Nous avons échangé librement. C’est une étape importante. Nous allons poursuivre ces discussions et nous espérons pouvoir revenir à l’internationale Socialiste à l’occasion de la prochaine session», a soutenu le président du Fpi à son arrivée hier du Niger. Propos recueillis par Jean Khalil Sella Notre Voie