L’ex-patron de l’armée ivoirienne, le général de corps d’armée, Philippe Mangou, est depuis la chute de Laurent Gbagbo, déclaré persona non grata à Kouté, son village. La communauté de son village lui en veut. Elle l’accuse de l’avoir trahie pendant la crise postélectorale où AnonkoiKouté, un village ébrié a été attaqué par les ex-forces nouvelles muées en FRCI. Plusieurs personnes avaient été tuées à cette occasion et plusieurs autres portées disparues. «Mangou faisait savoir qu’il contrôlait la situation, qu’il était avec Gbagbo, alors qu’il avait déjà choisi son camp qui est celui de Ouattara.

 

C’est par sa faute que nos enfants ont été tués, il a trahi », confie notre source avant d’ajouter : «Personne dans le village n’en veut à la famille de Mangou. Rien ne leur est reproché, mais Mangou lui, aura tôt ou tard à s’expliquer devant sa communauté sur son acte». «Pendant que les ex-rebelles entraient à Abidjan, Philippe Mangou avait caché son épouse et ses enfants à Bouaké, fief de l’ex-rébellion, pour les mettre en sécurité» a ajouté notre source. Sachant bien la grosse colère de son village contre lui, Mangou refuse désormais la destination Kouté.

 

Les informations soutiennent qu’à chaque fois qu’il a l’occasion de se retrouver à Abidjan, Philippe Mangou élit domicile dans un l’hôtel. Nous avons essayé de joindre en vain quelques personnes de l’entourage de l’exCEMA pour en savoir un peu plus sur le sujet. Par contre au niveau de la communauté villageoise de Kouté, certaines personnes ont soutenu n’avoir jamais revu le général dans le village depuis la fin de la crise postélectorale.

Rodolphe Flah
Le Quotidien