Me Roger Ouégnin, président du conseil d’administration de l’Asec Mimosas vient d’intégrer le conseil des avocats de la défense des pro-Gbagbo. Lui et ses
confrères vont battre en brèche les réquisitions des avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire et de l’Avocat général. Si les premiers ont prononcé des peines pécuniaires
qui s’élèvent à 2000 milliards de francs Cfa, le second quant à lui, s’est attardé sur les peines privatives de libertés.

C’était hier 3 mars 2015 au palais de justice d’Abidjan-Plateau. Comme il fallait s’y attendre, la justice ivoirienne continue de se ridiculiser dans le procès en assises. Hier, c’était au parquet général de se prononcer. L’avocat général, on ne sait par quelle alchimie a requis dix ans de prison et interdiction de paraitre pour l’ex-première dame. Il est déplorable de constater que les chefs d’accusations pour lesquels Simone Gbagbo et ses pairs sont poursuivis ont été abandonnés. Et force est de constater que les peines demeurent néanmoins lourdes. Pour les autres accusés, tels Michel Gbagbo et Dacoury Tabley, ils sont condamnés à cinq ans de prison.

Mais Pascal Affi N’guessan, le controversé président du Front populaire ivoirien (FPI), Narcisse Kuyo Tea, le dernier chef de cabinet de Laurent Gbagbo et Geneviève Bro Grébé, le parquet les poursuit pour trouble à l’ordre public. A eux s’ajoutent l’’ancien Premier ministre, Gilbert Marie Aké N’gbo, les ministres Joseph Kata Kété et Désiré Dallo en plus de trouble à l’ordre public, ils sont poursuivis pour usurpation de fonctions. Ils écopent de dix-sept mois de prison ferme. Quant aux hommes de médias que sont Franck Anderson
Kouassi, Hermann Aboa, Armand Bohui et autres, ils ont écopé de cinq mois de prison. Aboudramane Sangaré s’est vu condamner à une peine de quinze mois. Les moins chanceux, sont les généraux Dogbo Blé et Vagba Faussignaux qui écopent chacun de vingt ans de prison tout comme « petit marteau ». La justice, jadis considérée comme le socle d’un monde juste et meilleur risque de perdre sa crédibilité dans ce procès qui est vu comme une parodie judiciaire par les observateurs avertis.
Le Quotidien
Elvis Gouza(Stagiaire)