La lutte pour la libération de Laurent Gbagbo continue. Des patriotes ivoiriens de la diapora, des panafricanistes vivant en Europe et des démocrates ont décidé de dire bonne année 2014 à l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, détenu à la prison de Scheveningen depuis le 30 novembre 2011.

A cet effet, un meeting est prévu ce samedi 28 décembre 2013 à La Haye devant la prison, pour achever l'année avec le «Woody» de Mama et lui signifier un indéfectible attachement. Le départ pour la ville hollandaise était prévu hier, vendredi 27 décembre, à partir de 23 heures 50 minutes. 

Selon les organisateurs, leur souhait est que le monde entier s’interroge sur ce prisonnier qui entraîne un tel soutien populaire. L’objectif, disent-ils, est de montrer que le président Gbagbo est légitime et est soutenu par son peuple et une très grande partie de l’Afrique. Cette Afrique qui n’a plus envie qu’on écrive son histoire à sa place, ajoutent-ils.

A en croire d'autres indiscrétions portant sur les détails de la cérémonie, les patriotes africains et du monde entameront à leur arrivée, une marche de la gare de La Haye jusqu'à la prison. Plusieurs actions de soutien sont menées par les Ivoiriens de la diaspora en faveur du président Laurent Gbagbo, depuis son transfèrement à la CPI. Ces actions, disent certains, sont en train de révéler les vraies origines de la crise ivoirienne au monde entier.

La première manifestation du genre avait eu lieu à ce même endroit, le 10 décembre 2011. Elle avait drainé du beau monde de sorte que les observateurs s'interrogeaient sur ce «dictateur» qui tue son peuple et qui est tant aimé. C'est ce même exploit que ses partisans veulent réaliser avec l'espoir que cette mobilisation pourrait influencer la décision des juges sur son cas. Depuis deux ans, Laurent Gbagbo est incarcéré à la prison de Scheveningen. Il aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que co-auteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité,  de meurtres, de viols et d’autres violences sexuelles,  d’actes de persécution et  d’autres actes inhumains, qui auraient été perpétrés dans le contexte des violences post-électorales survenues sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.

Le 16 décembre 2013, la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a rejeté l’appel du Procureur contre la décision de la Chambre préliminaire I portant ajournement de l'audience de confirmation des charges dans l'affaire à l’encontre de Laurent Gbagbo. Suite à cette décision, la Chambre préliminaire I établit un nouveau calendrier pour la divulgation de preuves supplémentaires ainsi que pour les soumissions écrites du Procureur, de la Défense et des victimes participant à cette affaire. En attendant, les partisans de Gbagbo maintiennent la pression par la mobilisation.

 

Cyrille DJEDJED

 

Source 
L'inte