Dans sa dernière enquête, le journal "Jeuneafrique" révélait qu'il se dit dans l'entourage de la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, qu'il est difficile de prouver l'implication directe et personnelle de Laurent Gbagbo dans les tueries postélectorales. Mais celle-ci n'en démord pas.

Elle vient de terminer une mission à la Direction du Renseignement Militaire (DRM) française, qui est chargée des écoutes des forces armées étrangères à partir de la France mais aussi de certains détachements militaires français déployés à l’étranger. Le bihebdomadaire français, la Lettre du continent, dans sa toute récente publication, avait alerté l’opinion sur cette mission du bureau du procureur de la Cour pénale Internationale à Paris. 

Fatou Bensouda a écumé les services de l’armée française afin d’entrer en possession de la liste exhaustive établie par la Force Licorne détaillant de façon méthodique, l’arsenal d’armes lourdes découvert dans le sous-sol du palais présidentiel de Côte d’Ivoire, au lendemain de la crise postélectorale et la résidence de Laurent Gbagbo à Cocody. 

Pour la procureure, ces armes ne devaient en principe pas se trouver à ces endroits et que cette découverte atteste que Laurent Gbagbo a engagé sa responsabilité pénale individuelle en tant que Coauteur indirect dans la commission des quatre chefs d’accusation de crimes contre l’humanité. 

Au terme donc de sa mission effectuée à Paris, après l'injonction qui lui a été faite, le 3 juin dernier, par les juges de la Chambre préliminaire I de la CPI de renforcer ses éléments à charge, le bureau du procureur dans une note postée sur le site de la CPI vient de déposer sur le bureau de la juge Silvia de Gurmendi des preuves supplémentaires parmi lesquelles figurent les écoutes téléphoniques relatives aux ordres reçus par la hiérarchie militaire de l’ex-président Laurent Gbagbo. 

Ces preuves, fait remarquer la note du bureau procureur de la Cpi, émanent des services de renseignements français et américains. 

Il reste à attendre l'appréciation des juges au sujet de ces nouveaux éléments à charge qui, rappelons-le, n'étaient pas dans l'acte d'accusation de Laurent Gbagbo, deux ans après son transfert à la Haye. 

Par femmespatriotes