FLASH INFO :Dabou : à compter de ce mercredi, il est instauré un couvre feu de 19h à 6h jusqu'au 25 octobre prochain (Officiel)

FLASH INFO :Dabou : à compter de ce mercredi, il est instauré un couvre feu de 19h à 6h jusqu'au 25 octobre prochain (Officiel)

Publié le 21 Octobre 2020

La ville de Dabou était ce mercredi transformée en zone de guerre suite aux affrontements d’une rare violence entre miliciens du régime et populations Adjoukrou d’une part, et forces armées nationales et populations d’autre part, a-t-on appris de plusieurs sources locales jointes sur place.

Ces affrontements ont débuté depuis le mardi 21 octobre 2020 suite au mot d’ordre de désobéissance civile lancé il y a plusieurs jours par l’ensemble de l’opposition pour exiger l’arrêt du processus électoral et le retrait de la candidature illégale et anticonstitutionnelle du président Alassane Ouattara.

 

Des individus non identifiés ont été aperçus des armes à la main dans la ville et des tirs étaient entendus.

Ce mercredi, les populations acculées la veille, ont mis en déroute les miliciens gouvernementaux après une bataille sanglante laissant une dizaine de morts et des centaines de blessés, selon un bilan provisoire.
C’est dans cette atmosphère de scènes de guerre qu’un couvre-feu a été décrété par le préfet de Dabou.

Mais selon d’autres sources locales, c’est pour permettre aux milices du régime de battre en retraite et se réorganiser. La preuve, l’armée est également intervenue contre la population. Des chars de la gendarmerie étaient même bloqués dans certains villages comme Débrimou.

En effet, des tirs étaient entendus dans une confusion totale et la répression s’est même étendue contre les vieillards et les personnes âgées dans un décor de fumée et de déflagration assourdissante, a-t-on appris d'une autre source jointe sur place.

Plusieurs autres villes comme Koun Fao, Gagnoa, Lakota, Divo, Bocanda, Kotobi, Arrah, Cocody, etc…étaient également en ébullition et transformées en champ de bataille ce mercredi. Des membres du gouvernement ont même pris la fuite dans certaines villes où ils ont été repérés par la population.
Nous y reviendrons.