Quelques 900 hommes des forces de défense et de sécurité ont été déployées dans la ville pour maintenir l’ordre.

Quelques 900 hommes des forces de défense et de sécurité ont été déployées dans la ville pour maintenir l’ordre.

Dans la nuit du 23 au 24 mars, la situation a connu une aggravation particulière et il y a eu à ce stade 17 personnes décédées", a déclaré Vincent Toh Bi, le directeur de cabinet du ministre de la Défense.

 

Les affrontements violents entre les deux communautés sont récurrents dans le pays mais des bilans de cette ampleur sont rares.

 

"C’est un bilan provisoire. C’est une crise, il faudra attendre encore quelques heures ou quelques jours pour avoir le bilan définitif", a-t-il précisé.

 

Les affrontement ont également fait 39 blessées dont cinq membres des forces de sécurité, selon M. Toh Bi.

 

Les conflits opposent souvent les éleveurs peulh nomades à la recherche de pâturage pour leurs troupeaux aux agriculteurs qui dénoncent la destruction de leurs champs au passage des troupeaux.

 

"A Bouna ces deux derniers jours il y a eu des violences particulières dues peut-être à une situation qui couvait déjà", a expliqué M. Toh Bi.

 

Quelques 900 hommes des forces de défense et de sécurité ont été déployées dans la ville pour maintenir l’ordre.