Danièle Boni-Claverie, présidente de l’Union républicaine pour la démocratie (Urd), par ailleurs, vice-présidente de l’Alliance des forces démocratiques (Afd), se prononce sur la crise qui mine son allié, le Fpi. Elle parle également du retour de l’Afd à la Cei et de la participation de son parti aux élections de 2015.

Notre Voie: Le Fpi,votre allié au sein de l’Alliance des forces démocratiques (Afd), traverse depuis plusieurs mois une crise interne. Cette situation n’affecte-t-elle pas le bon fonctionnement de l’Alliance ?
Daniel Boni Claverie : en tant qu’allié du fpi, nous souhaitons que cette crise puisse se dénouée. parce que, plus on est unis, plus on est forts. déjà l’opposition
est assez divisée comme cela. si nous voyons que le parti, le plus conséquent de l’opposition,lui aussi se divise, ça nous affectera tous. mais nous pensons quand même que la raison va prévaloir et que l’unité va se faire. nous le souhaitons vivement, mais nous ne pouvons pas nous
mêler des questions internes d’un parti et surtout d’un parti frère. alors il n’y a que nos voeux, nos souhaits et nos prières pour que l’unité puisse être reconstituée.

N.V: Quel est votre commentaire sur la proposition de la candidature du président Laurent Gbagbo à la présidence du Fpi?
D.B.C: Je dois vous avouer très franchement que je n’en comprends pas très bien les enjeux. alors je préfère observer de la retenue par rapport à cet élément qui divise le fpi. mais je dois reconnaître que je suis assez perplexe.

N.V : Au sortir de votre rencontre avec le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur,Hamed Bakayoko, le mercredi 11 novembre dernier, vous avez annoncé,le retour de l’Afd à
la Commission électorale indépendante (Cei).Qu’est-ce que l’Alliance à gagner pour lever la suspension de sa participation?
D.B.C: Vous savez, ça ne se pose pas en termes de gains ou de pertes. Je pense que la Côte d’ivoire a été gagnante de voir que tout le monde revient à la Cei avec la ferme intention d’engager et de s’engager dans ce processus électorale qui ne se résume pas uniquement en la Cei. il faut
que nous sortions très vite de tous les problèmes qui ont été posés pour nous pencher maintenant sur les vrais problèmes électoraux.a savoir, la liste électorale,le fichier, le découpage électoral. en fait, ce sont des éléments de travail importants pour faire avancer la démocratie et le processus
électoral. C’est pour cela qu’il n’y a pas de gagnant,ni de perdant. moi, je pense que la Côte d’ivoire a gagné. parce que la politique de la chaise vide n’a jamais payé. alors il faut lutter de l’intérieur. et si vous avez pris connaissance de notre déclaration, nous sommes très clairs. pour dire que nous n’avons pas abandonné nos préoccupations,nous les mettons toujours en avant. mais puisqu’elles n’ont pas pu être prises en compte, nous en prenons acte. nous allons
maintenant, à travers nos représentants, travailler de l’intérieur et effectuer également un travail de
contrôle.

N.V: Au terme du séminaire de deux jours consacré au repositionnement de votre parti, les militants ont souhaité votre candidature à la présidentielle de 2015. Serezvous candidate ?
D.B.C: Je crois que le parti,à travers les coordinateurs et les secrétaires de section,a été clair. ils veulent que Danièle Boni Claverie se présente aux élections de 2015. donc j’ai donné mon accord. Je serai candidate.maintenant, je leur retourne la balle pour dire que c’est très bien de vouloir se
présenter, mais à eux de faire en sorte que nous reprenions une forte implantation.
parce que je ne serai forte qu’à travers eux. nous avons beaucoup souffert de la crise postélectorale,mais nous savons que nous avons encore un potentiel important. alors, c’est aux uns et aux autres de travailler afin de remettre le parti sur les rails. et à parti de là,de pouvoir porter efficacement notre candidature. Je ne dis pas forcément remporter la présidentielle de 2015, mais au moins, de se positionner comme un parti conséquent. entretien réalisé par


EDDIE ANE notre Voie du mercredi 26 novembre 2014