Le président du PDCI-RDA Henri konan Bédié est rentré

dimanche dernier de Paris, après un séjour de plus

de trois mois.

Son retour était très attendu par les militants de

son parti à cause du débat qu’il a ouvert sur la question de l’alternance au RHDP pour la présidentielle

de 2020. Si bien qu’ils ont effectué très nombreux

le déplacement de l’aéroport pour l’accueillir. Les

militants attendaient notamment qu’il confirme ce qu’il avait dit dans les médias français à propos de l’alternance au RHDP pour les élections de 2020.

savoir que : «le PdCi aura un candidat et ce sera le candidat unique du rHdP». Il avait soutenu

son affirmation par le fait que «c’est ce que supposait

l’Appel de daoukro» ayant fait de Ouattara le candidat unique

du RHDP en 2015. Cet accord,avait-il indiqué «supposait que

quand Ouattara ne serait plus candidat, le RDR passerait la

main au PDCI». Hélas, NZueba n’a pas été suffisamment courageux pour dire les choses aussi clairement que le voulaient les militants de son parti. Il s’est

juste contenté d’indiquer : «…J’ai reçu beaucoup de personnalités et nous avons abordé tous les sujets d’actualité qui nécessitent une communication du président du PdCi-rdA. Sur ces différents problèmes, j’ai donné mon point de vue grâce aux interviewes accordées à Jeune Afrique et tV5 monde. et tous connaissent ma position

sur ces différents problèmes et point n’est besoin de revenir làdessus dans le cadre de cet accueil ».

 

On dira que Bédié a coupé court. Qu’il ne reviendra pas sur

ce qu’il a dit à Paris. Or, insistons pour dire que c’est bien sur

ce point que les militants de son parti l’attendaient pour être rassurés.

Le plus embêté doit être certainement le secrétaire exécutif en chef adjoint, le maire Akossi Benjo qui lui, a mis le pied dans le plat en disant : «… le président

Henri Konan Bédié, depuis Paris a lancé un message. un

message fort qui a été compris par l’ensemble des militants.

donc en réaction à cet appel qu’il a lancé, les militants sont

venus dire au président Bédié qu’ils l’ont compris et qu’ils sont avec lui. C’est la raison pour laquelle

ils sont mobilisés pour venir l’accueillir et confirmer ce

soutien».

Doit-on en conclure que Ouattara a atteint son objectif qui

était d’amener Bédié à ne pas lui faire l’affront de réaffirmer sa volonté de faire respecter par le chef de l’Etat l’esprit et la lettre de l’accord de Daoukro ayant abouti à l’appel du même nom en sa faveur en 2015 ?

On peut répondre par l’affirmative à cette interrogation. Car Ouattara a offert à Bédié des conditions de voyage dignes d’un chef d’Etat en exercice. Gruman présidentiel,

salon d’honneur et accueil populaire dans un

environnement très sécurisé par les forces de l’ordre. En ne réaffirmant pas ce qu’il avait dit à Paris en de termes clairs qui ne prêtent pas à équivoque et qu’on ne peut donc interpréter, Bédié laisse la porte ouverte à

des négociations pour l’amener à revenir sur ses propos de

Paris. Et comme Ouattara connait les points faibles de

Bédié et de son parti, le PDCI, à savoir l’argent et les honneurs, il saura, au moment venu, appuyer

sur le bouton du chantage qui a toujours eu raison de

Bédié et son parti, pour les faire reculer sur la question de l’alternance au sein du RHDP. En tout état de cause, en se comportant comme il l’a fait dimanche dernier, à son arrivée de Paris, Bédié conforte certains cadres

du RDR et non des moindres qui soutiennent qu’il n’ira pas

jusqu’au bout de ses déclarations de Paris. Et qu’ils sauront

comment le faire plier le moment venu.

Attendons donc de voir.