Une de Notre voie du 02 fevrier 2015.

Une de Notre voie du 02 fevrier 2015.

Quand le journal du FPI, version Affi retraduit la tentative d'Affi de venir en force à la veillée funèbre de maman Gado en titrant "Attentat manqué contre Affi". Accompagné de Marcel Gossio et autres proches, avec les amis de l'Internationale socialiste, ceux-là qui avaient exclu Gbagbo et son parti, escorté même par des FRCI, officiellement là pour sécuriser les membres de l'international socialist, Affi s'est fait mal recevoir par le comité d’accueil, en l’occurrence le service de sécurité. Mais bien sûr tout le monde a parlé de Sangaré qui aurait donné des ordres pour éjecter les indésirables. Ce qui a été immédiatement démenti par le responsable de la sécurité qui dit avoir agit au nom des patriotes, au nom de la base, et qui refuse que l'on salisse Sangaré qui n'a même pas assisté à la scène, et qui ne pouvait pas voir là où il était ce qui se passait à l'entrée. Affi mis à la porte, fermement certainement, mais de là à vouloir introduire la violence, et faire de ce rendez-vous manqué un lynchage, il y certainement plus qu'une exagération, un mensonge.

Demain il y aura probablement des arrestations à la clé. D'ailleurs aujourd'hui déjà trois nouveaux "pro-gbagbo, accusés de conspiration ont été arrêtés. Quand il y a des libérations par la grand porte, ce gouvernement se dépêche d'arrêter d'autres personnes par la petite porte. Oui, Ouattara, entre deux avions donnera des ordres, parlera beaucoup de réconciliation, fera un peu de ménage en arrêtant certains empêcheurs de tourner en rond. Ce nouveau protecteur du FPI certainement interviendra pour arrêter les criminels qui n'ont pas réussi à lyncher Affi. Et les assassins invisibles de Duékoué, Nahibly et autres continueront de courir, alors que des lampistes tout trouvés, demain seront arrêtés par cette remarquable police et les fins limiers aux ordres de Hambak.

Alors Affi pourra souffler un peu, revenir de nouveau sur sa promesse de réunir les comités, puis le congrès. Parce que ayant échappé de peu à la mort, il pourra prétexter la haine et la violence pour remettre à plus tard les rencontres prévues; voilà l'excuse toute trouvée pour bloquer l'agenda de sortie de crise. Affi gagne du temps, mais plus les jours passent, plus il perd du terrain chez les militants et sympathisants.
"Notre Voie", en ce moment suit un chemin sans issue. Si ce journal continue dans cette voie, bientôt il pourra fusionner avec la presse aux ordres. Quel naufrage!

Une contribution de Shlomit