«Nul n’est au-dessus de la loi». Cela, l’artiste-musicien Debordo Leekunfa, l’a appris à ses dépens à Yamoussoukro, où il a fait l’objet d’interpellation, le samedi 8 mars 2014 par la police.

Que lui reproche-t-on ? En effet, pendant qu’il circulait dans les rues de la capitale politique où il est présent pour une prestation artistique, nos sources rapportent que le véhicule de l’artiste a percuté violemment un taxi communal immatriculé 2948 GE 07. C’était aux alentours de 11h, juste au niveau du carrefour du groupe scolaire «Zaher», au quartier 220 logements. Si la voiture de l’artiste est presque intacte, ce n'est pas le cas du taxi sérieusement amoché. Mais au lieu de rester sur place pour le constat d'usage, Debordo opte plutôt pour le départ des lieux, et va se retrancher dans son hôtel. Dès lors, débute un véritable ballet d'éléments de la police le suppliant de revenir sur le lieu de l'accident, pour les formalités qui s'imposent.
Malgré ces démarches empreintes de courtoisie, l’artiste aurait refusé toute forme de collaboration. Cette attitude finit par irriter le commissaire Bléa du 2ème arrondissement. Il débarque avec ses hommes et interpelle l'artiste accusé ainsi de délit de fuite. En définitive, à la suite d'un long interrogatoire qui dure jusqu'aux environs de 20h, Debordo est mis en liberté. Mais son véhicule, une Range-Rover, avec les immatriculations « Opah » à l'avant et « La nation » à l'arrière, et qui ne posséderait pas de pièces afférentes, était retenu par les forces de l'ordre. En tout cas, au moment où nous faisions un tour à la préfecture de police, aux environs de 14h, le dimanche 9 mars 2014, le véhicule y était encore.

Source
Soir Info