Les cadres de la région de l’iffou (centre-est du pays) n’ont pas eu la langue de bois, lundi à daoukro, lors de leur rencontre avec le chef de l’etat, alassane ouattara. c’était à la résidence du président du Pdci,henri Konan bédié. tout en ne disant pas qu’il a un lien avec le coup d’etat militaire qui a renversé henri Konan bédié en décembre 1999,alors que celui-ci était à la tête de la côte d’ivoire, alassane dramane ouattara, l’air grave, a affirmé à l’endroit de bédié :

« L’interruption de votre mandat en 1999 a créé
tous les malheurs à notre pays. Ce passé est douloureux.
Je viens me ressourcer auprès de vous. Et prendre vos conseils ». il répondait ainsi à l’ex-ministre Koumoué Koffi, porte-parole des cadres, qui a rappelé que «la situation de 1999 et la guerre en Côte d’Ivoire ont arrêté le développement de la région de Daoukro ».
Ouattara a demandé à bédié et ses parents de pardonner à ceux qui ont renversé l’illustre fils de daoukro. « Je connais la région, je suis né à Dimbokro et mon grandfrère Gaoussou Ouattara est né à Bocanda. C’est une région de tolérance…Je ne peux répondre à toutes les préoccupations », dira-t-il.le problème largement commenté aussi est relatif à la sortie du fpi de la cei. Mais aussi, à la crise postélectorale de 2010. un commentaire du chef de l’etat perçu justement par certains confrères ici à daoukro comme « une sortie de route ». tant ce discours est trouvé peu conciliant envers l’opposition. « Youssouf Bakayoko avait eu un fusil pointé sur sa tempe pour donner de faux résultats… Il a dit, si vous me tuez, cela ne va rien donner. C’est un professionnel. On doit se réjouir de sa confirmation. Que le Fpi revienne à la Commission…

Mon élection a été reconnue par la communauté internationale…», a affirmé alassane ouattara. « Le malheur n’est pas venu de Youssouf Bakayoko en 2010, ce n’est pas pour faire la polémique, mais qu’on arrête d’intoxiquer la population », a-t-il poursuivi.
Félix Teha 
envoyé spécial dans l’iffou
notre voie du mercredi 17 septembre 2014