Samedi 30 mai dès 7h30 du matin, les éléments des forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ont investi les cités universitaires d’Abobo. Des ex-combattants qui grognaient ont rapidement fait grimper la tension.

C’est toujours le même objectif, évacuer les deux cités universitaires Abobo 1 et 2 occupées par les ex-combattants à la fin de la crise post-electorale. Samedi matin, une centaine de militaires avec kalachnikov et de lance roquette RPG sont arrivés sur les lieux a bords d’une dizaine de véhicules de transport de troupes. Les militaires ont bouclé les environs des deux cités avant de demander aux derniers occupants de vider les lieux.



La situation est plus complexe.

La majorité des ex-combattants refusent toujours de partir, comme précédemment indiqué dans nos articles. Certains ont accepté de vider les lieux avant l’arrivée de l’armée, pendant qu’un grand nombre a préféré rester sur place pour défendre leur intérêt.

Cette situation a rapidement fait grimper la tension du côté des FRCI qui avaient engagé des négociations. La réaction des ex-combattants qui scandaient « Nous pas bouger » a conduit les militaires suréquipés, grenades accrochés au ceinturon, armes de point chargées de munitions, à prendre centaines dispositions. Renseignements pris, ils attendent le mot d’ordre pour réagir.

Pour l’heure les deux camps se regardent en Chien de faïence, comme constaté sur place.

Koac