La rébellion est officiellement derrière nous dans les zones du nord de la Côte-d’Ivoire, ethniquement largement favorables au candidat originaire de Kong, Alassane Ouattara. Le nord de la Côte-d’Ivoire demeure zone interdite pour les autres candidats accompagnant le candidat du RDR vers sa réélection « frauduleuse » programmée pour le 25 octobre prochain, dans la mascarade d’élection que lui et sa commission électorale, s’apprêtent à organiser.

 

Le candidat KKB donne ici un apercu du Rien Sauf Ouattara:

 

« Mes affiches sont déchirées et mes représentants sont menacés de morts à Korhogo, Ferké, Boundiali, Séguéla et Tengrela » (KKB)

 

    connectionivoirienne.net

 

 

 

Après les affiches déchirées du candidat Pascal Affi N’guessan à Abobo Gare et la chasse à l’homme des partisans de Ouattara contre tout ce qui n’est pas favorable à leur champion, c’est au tour du candidat Kouadio Konan Bertin dit KKB d’expérimenter le « Rien sauf Ouattara » comme lui-même le rapporte sur sa page facebook : « Mes affiches sont déchirées et mes représentants sont menacés de morts à Korhogo, Ferké, Boundiali, Séguéla et Tengrela », dira-t-il.

Alors qu’officiellement la rébellion armée des forces nouvelles de Guillaume Soro qui a endeuillé le pays de 2002 à 2010, est derrière nous, le pays étant en principe réunifié, tout se passe comme si les zones Centre et Nord étaient toujours des zones rebelles pro-Ouattara où on n’a pas le droit de parler d’une autre personne à part Alassane Dramane Ouattara. Le Centre et le Nord de la Côte-d’Ivoire demeurent des zone interdites pour les autres candidats à l’élection présidentielle. Aucun d’eux ne s’y est encore risqué.

Comme en 2010, des fraudes massives s’y préparent et les urnes bourrées attendent déjà pour proclamer ADO gagnant dans ces zones avec des scores à la soviétique proches de 99%, et donner un semblant de verni d’élection à la mascarade électorale en cours.

Vivement comme le dit la CNC, le report des élections et la mise sur pieds d’une transition politique pour remettre le pays sur les rails, avec à la clé, de vraies élections crédibles et transparentes, à mille lieues de la farce électorale actuelle.

 

Serge Touré