La descente des forces de l’ordre sur la résidence universitaire du campus de Cocody, comme réponse aux revendications académiques et sociales des étudiants par l'intermédiaire de la FESCI dans la nuit du 13 au 14 avril 2016 a causé de nombreux dégâts matériels et des préjudices aux étudiants. 

 

La Direction du Front populaire ivoirien (FPI) issue du Congrès de Mama affirme que des chambres d’étudiants ont été saccagées, des étudiants blessés dont un handicapé physique, des ordinateurs, des téléphones portables et d’autres biens privés ont été volés.

 

A cela, il faut ajouté une trentaine d’étudiants arrêtés et 04 étudiantes violées.

 

Le Secrétaire général et par délégation le Secrétaire général Adjoint,  Tapé Kipré a fait cette révélation ce jour à la presse lors d’une rencontre essentiellement axée sur ce sujet.

 

Face à ces faits extrêmement graves, les camarades Abou Drahamane Sangaré se disent exaspérés et désapprouvent et condamnent énergiquement «ces actes surannés et odieux perpétrés nuitamment sur des étudiants par les forces encagoulées du régime. »

 

Le FPI exprime toute sa compassion et son soutien aux étudiants volés et blessés, puis aux étudiantes lâchement violées et soutient sans réserve et exprime sa totale solidarité aux étudiants en lutte pour la défense de leurs droits et libertés.

 

«Le FPI saisi ce moment crucial pour interpeller les organisations des parents d’élèves et les ONG de défense des droits de l’Homme, sur leur silence approbateur, coupable et incompréhensible à propos de cette violence gratuite et intolérable des forces de l'ordre sur les campus en Côte d’Ivoire ; il les appelle à plus de responsabilité afin de mettre fin a la violence à l’université du fait de certaines autorités académiques qui acceptent d’enfreindre les textes qui réglementent les universités, notamment les campus universitaires, » précise Tapé Kipré.

 

Selon le conférencier, le FPI exige l’arrêt immédiat de « la répression sauvage » contre les étudiants et les élèves en Cote d'ivoire, le strict respect des Franchises universitaires et la liberté académique dans toutes nos universités et la libération sans condition de tous les étudiants et élèves arrêtés.

 

Le FPI exige en outre la mise en place, sans délais, d’une commission nationale d’enquête indépendante et crédible, pour faire la lumière sur ce qui s’est passé dans la nuit du 13 au 14 avril 2016, sur le campus de Cocody.

 

S’agissant du viol de quatre (4) étudiantes, le FPI se dit offusqué avec la nation entière et exprime son ahurissement d’entendre le gouvernement proclamer à l’issue du conseil des ministres du mercredi 20 avril 2016 qu’il « n’y a eu aucun cas de viol Search viol (…. )».

 

«Le FPI exige que le gouvernement explique les raisons qui l’ont amené à organiser cette expédition punitive sur la cité universitaire, » a expliqué le conférencier.

 

Au moment où le Gouvernement dément des cas de viols, le FPI dit détenir des preuves de viols avérés qu’il ne publiera pas par décence et pour le respect des victimes.

 

«Mais cela se fera dans des conditions d’efficacité et en lieu approprié qu’il se réserve le devoir de ne pas communiqué aujourd’hui. Le FPI se réserve le droit de porter l’information au niveau ciblé afin que l’opinion nationale et internationale sache que pour l’organisation des jeux de l’OIF, des étudiants sont violentés, délogés et les étudiantes violées, » s’est justifié Kipré.

 

Se proclamant pour la tolérance zéro des violences en milieu universitaire, le FPI prévient qu’il continuera de dénoncer « ces sauvageries et d’alerter tous ceux qui doivent l'être afin que le pouvoir accepte définitivement l’absence de toute ingérence étatique dans les franchises universitaires et la liberté académique comme fondement des libertés démocratiques. » 

 

La déclaration du FPI suit celle faite plus tôt ce jour à KOACI.COM par le secrétaire général de la Fesci qui balayait les affirmations du gouvernement en martelant que des cas de viols avaient bel et bien été recensés tout en demandant une commission d’enquête.

 

Wassimagnon, Abidjan