Publié le jeudi 4 septembre 2014 | Notre Voie
«Lors d’une réunion, nous avons demandé que le président Alassane écoute le peuple. Malgré cette interpellation,
une partie de ce peuple vient d’être mis dehors.
Je vous dis que le pouvoir d’Alassane sera
frappé». cette réaction vient de sylla abdoulaye, imam
de l’une des mosquées détruites dans le quartier précaire
cfi, mardi dernier, à attécoubé. La destruction
des habitations a provoqué la colère du guide religieux
et des autres résidents. Konaté mariam, une habitante,
est très remontée contre le pouvoir ouattara. elle a relevé
que les policiers sont arrivés la veille du
déguerpissement, vers 14h, pour leur demander de commencer à plier leurs bagages parce que leur quartier sera
démoli. et le lendemain, c’est ce qui a été fait. désespérée,
Konaté mariam lance: « A cause d’Alassane, nos parents sont morts. Toute l’Afrique de l’Ouest l’a soutenu et voici comment il nous remercie. Avec la rentrée des classes, où allonsnous
rester pour que nos enfants puissent aller à l’école ? Sincèrement, nous ne voulons plus d’Alassane ». Peu après, des habitants qui n’ont pas digéré qu’un immeuble appartenant à un officier supérieur des frci ait été épargné par les démolisseurs, ont affronté les agents de police. La
foule a été dispersée par les forces de l’ordre. Les victimes
dénoncent le manque de site de recasement pour
les déguerpis contraints de dormir à la belle étoile après
les travaux de démolition qui ont lieu après les éboulements
et les inondations qui ont fait de nombreux morts à
attécoubé .