Charles Blé Goudé, l’on s’aperçoit que cette ‘’résidence protégée’’ est un véritable camp de maltraitance. Les images qui le démontrent.

La dictature est dans toute sa nudité. Les images de la détention de Charles Blé Goudé incitent à le dire de la façon la plus crue.Le général de la rue qu’on dit détenu dans une résidence protégée est méconnaissable sur les images prises dans sa cellule par des organisations internationales
de droits de l’homme. L’ancien ministre dort à même le sol entouré de deux bidons d’eau et un seau pour peut-être se soulager.
Ce décor est la parfaite illustration de l’isolement total dans lequel est cloué le président des jeunes patriotes de Côte d’Ivoire.
A bien regarder la chambre, on remarque la moisissure du au manque d’entretien et donc d’hygiène. A quel dessein obéit
ce traitement inhumain ? Seuls les tenants actuels,c’est-à dire, les geôliers de Blé peuvent répondre. La deuxième image montre un Charles Blé Goudé
dégradé par les effets de la torture.
Elle montre un homme privé de tous ses droits,même les plus élémentaires.Ceux d’entretenir son corps.Il ne pouvait en être autrement quand on connaît la hargne avec laquelle le régime l’a traqué jusqu’à son arrestation et son extradition en Côte d’Ivoire. Hamed Bakayoko en avait fait son affaire personnelle.
La joie qui animait le ministre de l’Intéreiur ce jour, annonçait déjà le sort réservé au célèbre « colis»,selon les termes d’un journal
proche du pouvoir.Depuis,plus personne n’a eu accès à Charles Blé Goudé.Le, «Combo» du gouvernement annoncera plus tard dans une « résidence protégée ». Ni ses avocats ni ses parents ne
peuvent lui rendre visite.Un droit que lui reconnaît les lois ivoirienes mais qui est expressément piétiné par le régime d’Abidjan qui a fait de la vengeance une son credo de gouvernance.
Charles Blé Goudé, et, il faut bien le dire,ne bénéficie d’un petit égard que lorsque les organisations des Droits de l’Homme ou la division de l’ONUCI chargée des questions des Droits de l’Homme sont annoncées
dans les camps de concentration.Le jour où il doit être présenté à un juge,le prisonnier est mis dans des conditions décentes pour ne pas attirer l’attention des observateurs.
Un agissement qui rappelle l’époque du nazisme en Allemagne où les opposants au régime d’Adolf Hitler qui n’avaient pas la chance d’échapper aux nombreux camps de concentration subissaient les pires formes d’atrocité et de maltraitance. Rappelons que Charles Blé Goudé avait été arrêté à Accra,au Ghana,le 17 janvier 2013, puis extradé en catimini en Côte d’Ivoire. il a été transféré à la DST où il a goûté pour la première fois au « plat » de la torture et de la maltraitance.

Les camps de concentration 1933-1939

Le terme camp de concentration désigne un camp dans lequel des gens sont détenus ou confinés, généralement dans des conditions très difficiles et sans respect des normes juridiques acceptées dans les démocraties constitutionnelles
quant à l'arrestation et l'emprisonnement. Les camps de concentration (Konzentrationslager, KL ou KZ) furent un élément essentiel du régime nazi entre 1933 et 1945.
Les premiers camps de concentration en Allemagne furent créés peu après la nomination de Hitler au poste de chancelier en janvier 1933. Dans les semaines après l'arrivée au pouvoir des Nazis, la SA (Sturmabteilung ou Sections
d'assaut), la SS (Schutzstaffel, escadron de protection, garde d'élite du Parti nazi), la police et les autorités civiles locales mirent en place de nombreux camps de détention pour incarcérer les opposants politiques, réels ou supposés, à la politique nazie. Dans toute l'Allemagne, les autorités allemandes établirent des camps, sans base légale, afin de gérer les très nombreuses arrestations d'opposants politiques. Des grands camps furent crées à Oranienburg au nord de Berlin, à Esterwegen près de Hambourg, à Dachau au nord-est de Munich et à Lichtenburg en Saxe. A Berlin, le camp de concentration de Columbia (Columbia-Haus), en service jusqu'en 1936, détenait des prisonniers qui faisaient l'objet d'enquêtes de la Gestapo (la police d'Etat secrète allemande). Lorsque la SS s'affranchit de la tutelle de la SA, après une épuration qui fit ,une centaine de victimes dont leur le chef SA Röhm, Hitler autorisa le dirigeant des SS, Heinrich Himmler, à centraliser et à organiser l'administration des camps de concentration

- Par Le Quotidien