Après les rumeurs de sa prétendue mort il y a quelque temps, Dj Lewis n’a plus véritablement fait parler de lui. Discret jusque-là, le concepteur de la «Grippe Aviaire» sort de sa réserve. Sa nouvelle vie, sa carrière avec son retour sur la scène, sa vie sentimentale… M. Sans Guêbê parle de tout, sans détour.

• On n’a plus de tes nouvelles…
- Je suis là. J’ai juste pris du recul afin de mieux rebondir. J’avais vraiment besoin de cela. Un artiste, quand tu n’as pas d’actualité, ça ne vaut pas la peine de te faire voir un peu partout.

• Tes fans veulent savoir ce que tu deviens exactement aujourd’hui.
- Je suis dans la musique, je fais d’autres business aussi à côté, que je ne veux pas évoquer ici. Je suis toujours Dj Lewis (sur un ton de fierté).

• Que réponds-tu à ceux qui affirment que tu es en panne d’inspiration ?
- On ne peut pas être aussi inspiré quand nos œuvres sont vendues dans les rues. Et quand le Burida refuse de payer nos droits. Egalement, lorsque des promoteurs locaux nous payent à vil prix au profit de nos collègues chanteurs étrangers en spectacle à Abidjan. Ça ne motive pas vraiment.

• C’est ce qui explique que tes derniers single soient passés presque inaperçus ?
- J’avoue que là, je n’ai pas mis les moyens comme il le fallait. Si «Grippe Aviaire » a eu un succès fou, c’est en partie dû à la promotion.

• Il se trouve que la plupart des chanteurs de votre génération (Francky Dicaprio, Arsenal Dj , Ronaldo R9 , Bonano), semblent avoir arrêté de travailler.
- Il y a un laisser-aller, il faut le reconnaître. On a quelque peu baissé les bras. Nous avons décidé de faire de ce métier notre gagne-pain. personne ne viendra laver notre dos à notre place.

• Tu annonces ton retour pour ces vacances. avec un nouveau concept aussi ?
- C’est une surprise. Dj Lewis arrive pour prendre sa place. Je reviens en force avec un nouveau concept qui va prendre le pouvoir dans le couper-décaler. C’est le concept des vacances. Il s’intitule ‘’On en a marre’’. Dj Lewis en a marre de tout. Il y aura encore beaucoup d’énergies à dégager.

• Tiens-tu toujours à dire que le niveau actuel du couper-décaler est bas ?
- Je le confirme. Beaucoup parmi nous ont arrêté de travailler, ceux qui sont présents, certains ne font plus beaucoup d’efforts. On n’a pas vraiment évolué, alors que sur place nous avons de la qualité.

• Comment expliques-tu la percée de la musique nigériane ?
- Les Nigérians sont constants et réguliers. Ils ont compris qu’il faut mettre les moyens dans l’industrie musicale.

• Les feat, ça marche fort en ce moment dans le couper-décaler, ça te dit ?
- J’ai des projets dans ce sens. Mais je ne suis pas pressé. Chaque chose en son temps. Il y a des artistes nigérians, ghanéens qui me sollicitent.

• Quels sont tes rapports aujourd’hui avec Dj Arafat ? fini l’adversité, les tensions ?
- On a de bons rapports aujourd’hui. Tant qu’il me respectera, je n’aurai rien contre lui. C’est un garçon effronté, il faut qu’il se ressaisisse.

• Que penses-tu de lui ? Il affirme haut et fort être le numéro 1 du couper-décaler...
- Il a remporté 2 kora, je suis content pour lui. S’il crie sur tous les toits être le champion du milieu...
Source : topvisages.
26/06/2014