Même s’il soutient que la prolifération des points de vente de la tenue dozo entraîne la présence au sein de la confrérie de plusieurs « intrus », Dosso Sory, président de la Fédération nationale des confréries Dozos de Côte d’Ivoire (Fenacodoci), reconnaît que ses confrères sont l’une des principales causes de l’insécurité en Côte d’Ivoire.

« Ce n’est pas facile de le dire. Mais, il faut reconnaître que le problème actuel de la Côte d’Ivoire, ce sont les Dozos », a-t-il déclaré, lors d’une rencontre le dimanche 20 octobre 2013 au siège de la structure qu’il dirige à Abobo. Dosso Sory qui commentait ainsi les récentes violences meurtrières survenues dans la région de Buyo a dit toute la disponibilité de la fédération à aider les autorités à faire la lumière sur ce drame. « Il y a beaucoup de faux Dozos aujourd’hui. Nous ne défendons personne. Nous allons mener nos enquêtes et contacter les Dozobas (chef Dozo) sur place. Si des Dozos sont réellement impliqués, nous allons les livrer, sans problème, aux autorités », a-t-il ajouté.

Le président de la Fenacodoci qui a exprimé sa volonté d’assainir la confrérie a rappelé qu’un logiciel destiné à identifier les Dozos est disponible depuis quelque temps. Cet outil permettra, selon Dosso Sory, aux autorités d’avoir un œil sur tous les chasseurs traditionnels de Côte d’Ivoire. « Les Dozos ne veulent pas rester en marge du développement.  La fédération  dispose d’un logiciel de gestion pouvant identifier les DozosNous avons déjà recensé des milliers de Dozos. Bientôt, tous ceux qui ne seront pas inscrits sur cette plate-forme ne seront plus considérés comme des Dozos », a-t-il prévenu avant d’inviter « ceux qui hésitent encore à rejoindre la fédération pour le bien de tous les Dozos ».

En conclusion, le chef Dozo a demandé aux autorités, notamment au Président de la République, d’accompagner les initiatives de la fédération. Notons que la Fencodoci revendique 497 sections à travers le pays.

Abraham KOUASSI