Conscient de sa lourde responsabilité dans les massacres du camp de Nahibly à
Duékoué, sous les regards impuissants des forces onusiennes, le 20 juillet 2012, le
régime d’Alassane Dramane Ouattara s’affaire à effacer les traces de ce génocide perpétré
contre les autochtones Wê. Sur le site que nous avons visité le 17 février dernier, les restes du camp ne
sont plus visibles. Une partie de l’espace est envahie par une haute broussaille, en passe de devenir une forêt ; quand l’autre, celle qui est contigüe à la résidence d’Adama Toungara, a été déblayée
par des bulldozers. En lieu et place, une villa-témoin du programme de logements sociaux, initié par le
régime Ouattara est sortie de terre.En utilisant le site de l’excamp de Nahibly pour abriter
les logements dits sociaux, le pouvoir actuel veut tout simplement faire disparaître les traces des
massacres commis en ce lieu.Ce, dans l’optique de brouiller les enquêtes en cours et
dont les conclusions ne sont pas encore livrées.

C’est le vendredi 20 juillet 2012, que le camp de Nahibly qui accueille les déplacés
de la crise postélectorale, en majorité de l’ethnie Wê du département de Duékoué, a
été la cible des pro-Ouattara. Les tueurs, composés de jeunes gens, soutenus par
des chasseurs traditionnels Dozo et d’éléments des FRCI ont pris d’assaut le camp
qu’ils ont incendié. Occasionnant plusieurs dizaines de morts et de nombreux
disparus.
Les auteurs, bien que connus jouissent toujours d’une totale impunité.
Et pour montrer que le régime se fiche de ces nombreux
morts, un projet immobilier est en cours de réalisation sur le site.
OuattaraAbdul-Mohamed