«Dur, dur» d’être journaliste au pays d’Alassane Dramane Ouattara. Un journaliste du quotidien Notre Voie, Guillaume T. Gbato, par ailleurs Secrétaire général du Syndicat national des agents de la presse privée de Côte d’Ivoire (SYNAPP-CI) a été rudoyé hier, à la primature, par un élément des FRCI, le caporal Adjé Koffi. 

A l’origine de ce mauvais traitement, infligé par le caporal Adjé Koffi, une histoire totalement incompréhensible. Selon les témoignages recueillis sur place, les journalistes qui se sont rendus à la primature pour la couverture des discussions entre le gouvernement et le Front populaire ivoirien (FPI) ont pu avoir accès à l’enceinte de l’institution. 

Mais surprise, pendant qu’ils attendaient dans la cour de la Primature, un militaire est venu les interpeller, pour leur demander de sortir. Guillaume Gbato, surpris de ce revirement, comme tous ses confrères, a juste interrogé le caporal Adjé Koffi sur ce qui justifie cette démarche, dans la mesure où les journalistes, avant d’avoir accès à la primature, ont été contrôlés. C’est ce qui lui a valu d’être violemment pris à partie. 

Joint au téléphone après ce grave incident, Yao Noël, chargé de la Communication de la primature, a promis de s’informer aujourd’hui et nous faire un retour. Quant à Guillaume Gbato, il entend donner une suite judiciaire à cette affaire qui vient une fois de plus montrer le vrai visage des soldats de Ouattara.

 

Source : Notre Voie |   Jeudi 16 Janvier 2014