17/08/2020 Source : Autre Presse

17/08/2020 Source : Autre Presse

Depuis le mercredi dernier, le processus électoral en vue d'élire le prochain président de la Fédération ivoirienne de football (Fif) a pris du plomb dans l'aile. 

 

Un communiqué de l'instance fait état de graves dysfonctionnements dans la conduite des travaux au sein de la Commission électorale. Conséquence, via son Comité d'urgence, le Comité exécutif a annoncé la suspension de la Commission électorale et la tenue d'une Assemblée générale extraordinaire, le 29 août prochain.

 

Dans cette crise pré-électorale, différentes parties se sont expliquées. Notamment Sam Etiassé, Secrétaire général de la Commission, et Soumahoro Mamadou, membre de ladite Commission. Mais jusque-là, le président de la structure chargée de conduire le processus électoral ne s'est pas prononcé. Mais sa version des faits n'est pas différente de celle de Soumahoro Mamadou. C'est du moins ce que nous a confié l'entourage du ministre René Diby, président de la Commission électorale.

En effet, selon les informations en notre possession, l'ancien président de la Fif aurait confié à ses proches

 

que les travaux se sont déroulés dans le temps et dans les normes, surtout dans le respect du calendrier. Dans les échanges, la cohésion sociale et l'environnement dans lequel se déroule cette élection a été évoqué. Il fallait en tenir compte. Mais ce n'est pas cela qui a motivé la décision finale. Sur cette décision, il semble que tout le monde l'avait validée. A l'exception du Secrétaire général de la Commission électorale. Ce dernier, si l'on en croit nos sources, a évoqué des dysfonctionnements énormes. Pour le ministre René Diby, nous rapportent nos interlocuteurs, ce n'est pas au Secrétaire général de la Commission d'opposer un veto. « Il ne peut pas se substituer au président. Il doit absolument signer, il est obligé de transmettre », confie une de nos sources. Un avis que ne partage pas Sam Etiassé. Pour lui, il y a eu violation grave des textes. Le processus n'est donc pas conforme aux normes. Sauf que pour d'autres membres de la Commission électorale, si tel est le cas, il y aurait fallu notifier les délibérations aux candidats et les laisser saisir la commission de recours.

 

Concernant les menaces dont aurait été l'objet le ministre René Diby, ce dernier en a donné la confirmation à son entourage. Elles émanent essentiellement des réseaux sociaux. Et contrairement à ce qu'ont avancé certaines sources, Soumahoro Mamadou a bien l'autorisation de son président pour animer une conférence de presse, pour dire sa part de vérité. Quant à la suspension de la Commission électorale annoncée par Sidy Diallo et le Comité d'urgence, les membres de cette Commission sont formels : le Comité exécutif de la Fif ne peut pas la suspendre.

 

Selon nos informations, René Diby n’envisage pas se dédire par rapport à sa signature. Il persiste et signe, les travaux ont eu lieu selon les textes. Mieux, selon lui, si la Fifa et la Caf se saisissaient du dossier, elles verraient que le blocage vient du secrétaire général de la Commission électorale, Sam Etiassé.

Jusqu'où ira la crise liée au processus électoral à la Fif ? L'Assemblée générale extraordinaire du 29 août prochain pourra-t-elle ramener la paix à la maison ? Affaire à suivre...