La question de la candidature d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle de 2015 reste un sujet flou dans la tête des Ivoiriens. Les journalistes avaient voulu avoir l’avis du Conseil constitutionnel sur l’éligibilité du chef de l’Etat ivoirien en 2015. Alassane Ouattara avait bénéficié de l’article 48 pour se présenter à la magistrature. Le président Laurent Gbagbo avait pris un décret, le 6 avril 2004, pour lui permettre de faire acte de candidature.
Malheureusement pour les hommes des médias, l’organe qui « statut sur l’éligibilité des candidats » n’a pu éclairer leurs lanternes. A à l’occasion des journées du Conseil constitutionnel, mardi dernier à la Maison de la presse à Abidjan-Plateau, son président, le professeur Francis Wanga Wodié, s’est voulu très clair : « Je n’ai pas à y répondre parce que le Conseil constitutionnel ne fait pas de politique. Et vous, les journalistes, ne poussez pas le conseil à faire la politique. Le serment que nous avons prêté indique bien que nous devons exercer nos fonctions en toute indépendance et en toute impartilité». Apparemment gêné par cette question inattendue, l’ancien candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2010 a souhaité « que chacun reste dans son domaine ». Avant d’indiquer que « les Ivoiriens, a priori, doivent faire confiance au conseil ».
Par ailleurs, le fondateur du Pit a apporté des éclairages sur la gouvernance par ordonnance du président de la République. « Le président de la République doit demander à l’Assemblé nationale de l’autoriser à prendre des mesures qui, normalement, sont du domaine de la loi. L’Assemblée nationale peut refuser ou accepter. Dès lorsqu’elle accepte, le président de la République exerce légalement », a-t-il justifié. Ouraga Obou, le haut conseiller au Conseil constitutionnel, a pour sa part expliqué qu’une loi promulguée portant des irrégularités après une saisine peut être rattrapée par le Conseil constitutionnel. Car, selon lui, le Conseil constitutionnel ne peut s’auto-saisir.
Durant cette rencontre, les conseillers Ouraga Obou et Josephine Ebah ont exposé respectivement sur les thèmes : « le contrôle de constitutionnalité » et « le contrôle des élections » pour faire connaître cette institution qui, selon eux, reste méconnue des Ivoiriens. Surtout en ce qui concerne ses compétences et ses domaines d’intervention.
Les journées du Conseil constitutionnel prennent fin aujourd’hui.

 Notre Voie