Les prisonniers politiques en général sur l'ensemble des prisons et notamment de ceux de la maCa décident d’entamer la reprise de la grève de la faim et de la soif sans soins à partir du lundi 10 novembre 2014. . les raisons évoquées sont les suivantes :
- les promesses non tenues par les autorités judiciaires
lors de notre rencontre ; de nous libérer ou nous juger
dès le mois d'octobre (m. le Procureur avait dit : « les dossiers seront accélérés le mois d’octobre »).

- le report tous azimuts de tous les procès (dossiers restés en souffrance pendant plusieurs années sans connaitre un aboutissement)
- la tendance à vouloir nous maintenir encore, le plus longtemps possible, sans procès.Au regard de ces raisons sus évoquées qui continuent d'amplifier ou d’empirer :
- leurs conditions de vie et de détention
- la dislocation des familles
- la déscolarisation continue de leurs enfants
- la dégradation de leur état d’esprit sur le plan moral,psychique et psychologique
- la perte de leurs emplois ou de leurs activités les rendant ainsi vulnérables.

C’est donc fort de ces préoccupations légitimes sans suite favorable (mois d’octobre),que les prisonniers politiques
ont décidé de lever le mot d'ordre d'observation et de reprendre à nouveau la grève jusqu'à la satisfaction de leur revendication principale ; c'est-à-dire leur libération pure et simple.
Ils en appellent au gouvernement pour qu’il s’implique réellement dans leur libération comme il l’a fait pour certains.ainsi, les prisonniers politiques appellent fortement toutes les organisations internationales telles que l’onu,l’ue, l’ua, les chancelleries et toutes les onG de droits de l’homme à oeuvrer pour obtenir cette libération.
En définitive, les prisonniers politiques restent à l’écoute du gouvernement et des organisations internationales pour qu’une solution idoine soit trouvée. La grève débutera le lundi 10 novembre 2014, prolongeable en fonction de l’évolution de la situation.
Fait à la MACA,
le 03 novembre 2014
Lu et approuvé par les prisonniers
politiques de la
Maison d’arrêt et de correction
d’abidjan (Maca)