Pour justifier son revirement, Yahya Jammeh s’appuie sur un communiqué de la commission électorale, communiqué diffusé mardi matin dans lequel il est indiqué qu’il y a eu des erreurs dans la compilation des résultats mais que ces erreurs ne changent rien aux résultats définitifs. L’écart entre Adama Barrow et Yahya Jammeh qui était de 60 000 voix est revu à la baisse et passe à 20 000 voix.

 

 

« Tout comme j’ai loyalement accepté les résultats, en croyant que la Commission électorale était indépendante, honnête et fiable, je les rejette dans leur totalité. Laissez-moi répéter: je n’accepterai pas les résultats sur la base de ce qui est arrivé, des erreurs inacceptables».

Jammeh pointe notamment plusieurs erreurs de comptabilisation reconnues par la Commission électorale indépendante (IEC),  et fait état d' »enquêtes » sur l’abstention. Selon Jammeh, de nombreux électeurs n’ont pas pu voter ou en ont été dissuadés par des informations trompeuses.

 

Yahya Jammeh vise directement le président de la commission Alieu Momar Njie, il l’accuse d’avoir truqué la compilation des résultats. L’ex-président ne souhaite visiblement pas un nouveau recomptage des voix (les candidats ont jusqu’au 12 décembre pour déposer leurs recours) puisqu’il a appelé à de nouvelles élections présidées « par des gens craignant dieu ».

 

Ce revirement de Yahya Jammeh, cette allocution, a été diffusé quelques heures après la première déclaration d’Adama Barrow à la nation, le président élu a appelé la réconciliation et au respect des droits de l’homme.