«On ne peut pas condamner la violence et célébrer le 19 septembre 2002 comme un espoir. On ne peut pas parler de Réconciliation et brandir comme un trophée, la cause du besoin de Réconciliation. On ne peut pas déclarer une chose et agir par son contraire. On ne peut pas, par une loi, vouloir interdire aux journalistes de faire référence à un fait et le célébrer. Le sang d'un compatriote qui coule est une honte et non une gloire, ni pour la Nation, ni pour l'unité nationale. Les mutineries dans notre Armée ont leur source dans ce genre de propagande qui rappelle aux jeunes gens qu'ils sont des héros qui peuvent donc tout exiger. Imposons nous une hygiène républicaine et intellectuelle. Imposons nous l'amour du prochain. Imposons nous le respect du deuil du prochain. Aimons les ex-rebelles mais boutons hors de notre pays, l'esprit de la Rébellion. Compassion à toutes les familles des victimes et union de prières pour les victimes.»