Abidjan, 27 août 2026 – C'est un véritable séisme qui secoue la commune d'Abobo et l'ensemble de la Côte d'Ivoire. L'interpellation du Prophète David Jérémie Aimé, leader de l'église Christ Family Ministry, a basculé dans le scandale judiciaire. Dans un communiqué vidéo choc publié le 26 août 2026, son avocat, Me N'Guessan Koffi Aimé, a brisé le silence pour dénoncer des méthodes policières effroyables et une violation flagrante des lois ivoiriennes.
À l’origine de cette arrestation : une vidéo virale où le pasteur ironisait sur le décès du Colonel-Major Martin Fofié Kouakou, ex-commandant des Forces Nouvelles à Korhogo. « Un chef commandant rebelle vient de mourir... Ça continue seulement, one by one », avait-il lancé. La réponse sécuritaire ne s'est pas fait attendre, mais les conditions de son arrestation soulèvent aujourd'hui une vague d'indignation.
Une arrestation de barbouzes : humiliations, violences et urgence vitale
Le récit livré par l'avocat du prophète décrit une intervention d'une brutalité inouïe, menée en dehors de tout cadre légal standard :
- L'assaut des cagoulés : Le 10 août 2026, des hommes armés et cagoulés enfoncent la porte du domicile du prophète à Abobo. S'ensuit un saccage systématique des lieux. Les téléphones de tous les occupants sont saisis. Même la Bible du pasteur est confisquée.
- Humilié et dénudé : Le guide religieux est déshabillé de force, le visage masqué avec sa propre chemise, puis traîné vers une destination inconnue avant d'échouer à la Préfecture de Police.
- Le malaise cardiaque : Face à la violence du traitement, le Prophète s'effondre. Victime d'un grave malaise cardiaque en détention, il est évacué d'urgence le 11 août à l'Institut de Cardiologie d'Abidjan où il subit une lourde intervention chirurgicale.
L'avocat accuse : un Procureur hors-la-loi et un déni de justice
Pour Me N'Guessan Koffi Aimé, l'affaire prend une tournure politique et arbitraire. Le Parquet du Plateau, qui a revendiqué l'enquête le 13 août, s'enferme dans une omerta totale. L'avocat affirme s'être rendu sur place le 14 août : portes closes, refus d'audience et refus catégorique de lui communiquer les chefs d'accusation retenus contre son client.
Mais le coup de grâce de la défense est strictement juridique. L'avocat soulève une exception d'incompétence territoriale historique en s'appuyant sur l'article 54 du Code de Procédure Pénale ivoirien :
« Le Prophète a été arrêté à son domicile à Abobo, où il existe un Procureur de la République compétent. Sans loi spéciale dérogatoire, le Procureur du Plateau viole le territoire de son homologue d'Abobo. Si le Procureur opère en dehors de la loi, les actes deviennent illégaux. Les arrestations sont arbitraires. Aucune vérité judiciaire crédible ne peut se bâtir sur le mépris des droits fondamentaux et de la dignité humaine ! »
À ce jour, le Prophète David Jérémie Aimé est toujours en vie, mais son état de santé reste extrêmement préoccupant. Entre méthodes d'interpellation d'une autre époque et vice de procédure flagrant, le duo formé par le prophète hospitalisé et son avocat déterminé vient de lancer un défi majeur à l'appareil judiciaire ivoirien. L'affaire ne fait que commencer.
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