L’ancien chef de la diplomatie ivoirienne, Amara Essy, a affirmé mercredi n’avoir « jamais dit » au chef de l’Etat Alassane Ouattara, qu’ »il ne serait pas candidat » à l’élection présidentielle du 25 octobre, au cours d’un meeting de l’opposition à Yopougon, dans l’Ouest d’Abidjan.

Essy Amara

 

« Je n’ai jamais dit au candidat président (Alassane Ouattara) que je ne serai pas candidat » à cette présidentielle, a réagi M. Essy, au cours d’un meeting de la Coalition nationale pour le changement (CNC, opposition), à la Place Ficgayo de Yopougon, devant près de 4.000 personnes.

 

En fin de matinée, le chef de l’Etat Alassane Ouattara, qui venait de signer un code de bonne conduite avec quatre candidats à la présidentielle sur les dix retenus, a affirmé à la presse que M. Essy lui « avait dit qu’il ne serait pas candidat ».

 

« Je connais M. Ouattara depuis 1971, je ne veux pas livrer des secrets d’Etat. (Il) sait qui je suis et je sais qui est (l’actuel président) », a ajouté l’ancien ministre des Affaires étrangères, Amara Essy.

 

« Trois fois, on m’a proposé d’être président de la République, ministre ou président de la CEI (Commission électorale indépendante, structure en charge d’organiser la présidentielle), j’ai refusé parce que j’ai toujours été loyal », a-t-il poursuivi.

 

Il a réaffirmé avoir déposé sa candidature à l’élection présidentielle du 25 octobre parce qu’il avait « peur pour (l’avenir) de la Côte d’Ivoire », qui a traversé une décennie de crise politico-militaire, de 2000 à 2010.

 

Des leaders de l’opposition, réunis au sein de la CNC, demandent au chef de l’Etat de revoir la composition de la CEI. Pour le gouvernement ivoirien cette requête pourrait entraîner une « incertitude » concernant la tenue du scrutin.

 

Ce meeting de la CNC, a par ailleurs regroupé des candidats à la présidentielles, entre autres Siméon Konan, l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny et l’ancien président de l’Assemblée nationale Mamadou Koulibay.

 

Dans une note, M. Essy a déclaré mardi soir qu’il suspendait sa participation à l’élection présidentielle, appelant à un scrutin « équitable » et « crédible ».

 

PAL

 

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