Rencontres fructueuses entre le Front populaire ivoirien (FPI) et le Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH). L’organisation de défense des droits de l’homme a fait, récemment, des propositions à la délégation du Fpi qui est allée la rencontrer à son siège des Deux Plateaux, pour lui parler des états généraux de la République (EGR). «Nous assimilons les Egr proposés par le Front populaire ivoirien à ce que nous appelons dans notre jargon les Commissions dialogue, vérité et réconciliation (CDVR). Donc, nous avons conseillé au Fpi d’axer sa stratégie sur la reformulation des compétences, des attributions, du fonctionnement de la Cdvr, l’améliorer à l’effet de revisiter ce qui a été fait», a dit Me Doumbia Yacouba, président du Midh. Cette proposition a été faite dans le cadre des rencontres de proximité que le parti entreprend depuis quelque temps. Justement, le chef de la délégation du Fpi, le vice-président Sébastien Dano Djédjé, a expliqué à la délégation du Midh, le bien fondé des Egr pour que le mouvement prolonge son action de sensibilisation. Pour cela, il a évoqué la crise et les efforts consentis pour en sortir. 
Mais force est de constater que les solutions proposées jusqu’ici ont montré leurs limites. Référence faite au règlement de la crise par la justice et par la Cdvr. C’est pourquoi le Fpi, dans un premier temps, propose le dialogue direct pour «régler les conséquences de la crise», en libérant les prisonniers, en faisant venir tous les exilés en dégelant les biens, en rendant les maisons et autres biens à leurs propriétaires… Ces mesures, selon Dano Djédjé, visent à apaiser la situation. Parce qu’il faudra dans un second temps traiter les problèmes de fonds tels le foncier, la nationalité, la question relative aux institutions… Dans son exposé, l’émissaire du Fpi a précisé que le parti initiateur n’est pas «dogmatique» et qu’il est ouvert aux propositions. D’ailleurs, il estime qu’il appartient au gouvernement d’accepter l’initiative en vue de l’organiser, et il prévoit se servir de la Cdvr reformulée. Le Midh a insisté sur cette opportunité d’utilisation de la Cdvr et de la justice transitionnelle. Il estime que l’impunité doit être combattue. Sur tous ses points et sur le constat et l’analyse, le mouvement de défense des droits de l’homme est en accord avec le Fpi. 
La délégation du Fpi comprenait, outre Dano Djédjé, Dadié Koffi et Laure Anidié, secrétaires nationaux à la réconciliation, Franck Anderson Kouassi, conseiller en communication du président du Fpi, Kpolo Mapri et Locéni Dagnoko. 

Publié le mardi 3 decembre 2013  |  Notre Voie