Il est vrai que nous avons connus un passé glorieux lorsque nous étions aux affaires. Maintenant que nous avons perdu le pouvoir, il nous faut faire l’état des lieux et trouver les moyens pour relever la pente car nous (le FPI) sommes affaiblies. Je ne crois pas qu'en l'état actuel, nous pourrons atteindre le score de 38% aux élections présidentielles de 2020 comme en 2010, parce que FPI est aujourd’hui très diminué et c’est une réalité.

 

A Issia par exemple, on avait des hommes comme feu les ministres DESIRE TAGRO et BOHOUN BOUABRE qui pouvaient battre le rappel des troupes. À Soubré, feu le professeur MIAKA était d’un apport précieux. Certes, nul n’est irremplaçable mais il faut reconnaître que ce n’est pas toujours aisé de remplacer de telles personnes. Dans une élection, il y a les militants, mais surtout, les sympathisants qui représentent plus de 75% de l’électorat et ceux-là sont très souvent influençables. Et donc, les moyens de l’état et la relation entre notre candidat d’alors et le peuple de Côte d’Ivoire nous ont donnés 38% au premier tour. Aujourd'hui nous avons perdu le pouvoir, plus de moyens, plusieurs des nôtres sont malheureusement décédés, d’autres en exile et en prison. Plusieurs militants et sympathisants du FPI ont été recrutés soit par le RACI ou le PDCI certains se retrouve même au RHDP-Unifié, d'autre ont été atteint par le découragement et ont pris du recul.


C'est pourquoi je pense que si le FPI veut véritablement libérer le peuple de la domination comme le dit ses textes, il doit faire ses propres Etats généraux et rassembler tous les fils et filles du président Gbagbo Laurent avant de s’engager dans une quelconque alliance ou plate-forme au risque d’être déçus.

 

lu pour vous sur facebook Letissia Nguessan II