La nouvelle vient de tomber. L'affaire des primes non-payées aux joueurs de l'équipe nationale de football, n'a pas fini de faire ses dégats collatéraux. Après le régisseur du trésor, c'est le ministre des sports, Alain Lobognon qui vient de faire les frais du retard du paiement des primes.

Serait-ce un agrément à la demande d'Affi N'Guessan, qui réclamait hier mardi à peine, la révocation du ministre Alain Lobognon, qu'il estimait être le plus grand responsable de cette grande "honte"? Pression de l'opposition ou stratégie pour la présidentielle d'Octobre 2015?

 

Devant ces questions qui restent actuellement sans réponse, une seule chose est sûre. En effet, le chef du gouvernement, Daniel Kablan Duncan, vient de mettre fin à la mission du ministre Alain Lobognon à la tête du ministère de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs relativement aux problèmes des primes impayées aux éléphants.

C'est le désormais ancien ministre des sports, Alain Lobognon lui-même qui, via son compte Twitter a communiqué la décision du premier ministre.

 

Après le régisseur du trésor public, le ministre Alain Lobognon vient de payer très cher l'histoire des primes. Mais à cette allure, un autre devrait se poser des questions et espérer ne pas rentrer dans le collimateur des révocations. En effet, Sidy Diallo, président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) n'est pas très loin de la porte de sortie.

Pour l'heure, le concernant, rien n'a encore été décidé par le chef de l'Etat mais les choses pourront changer.

 

En mai 2013, dans l’affaire des attributions illicites de marchés ou des surfacturations lors des travaux de réhabilitation des universités, notamment celui de Cocody qui a coûté 110 milliards de F CFA (165 millions d’euros), seul le directeur financier du ministère ivoirien de l`enseignement supérieur avait été limogé. L’enquête ouverte à son sujet est restée, à ce jour, sans suite.

En octobre 2014, un autre scandale a été révélé et concernait la Primature. Un problème de surfacturation lié au voyage du premier ministre, Daniel Kablan Duncan aux Etats-Unis, pour prendre aux assemblées annuelles des institutions de Breton Woods (FMI, Banque mondiale) avait été porté au grand jour. De 250 millions de F CFA (385 000 euros), les dépenses auraient été évaluées à 400 millions de F CFA (615 000 euros). Dans l’affaire, c’est aussi le directeur financier qui a été limogé par le chef de l’Etat ivoirien, sans qu’une autre suite soit donnée au dossier. Pour des analystes, cette forme d’impunité affecte négativement la politique de bonne gouvernance, pourtant prônée par le président Alassane Ouattara, depuis son arrivée au pouvoir en 2011.

SOURCE:IM