On en sait un peu plus sur les raisons qui retardent le remplacement du président Ouattara à la tête du Rdr. Alassane Ouattara ne dirige plus le Rdr de façon quotidienne. Préoccupé par la gestion des affaires de l’Etat, le président de la République n’a vraiment pas le temps de s’occuper de son parti au jour le jour. 
Malgré cela il n’a pas encore formellement démissionné, ni encore moins fait acte de démission de la présidence du Rdr, conformément à l’article 54 de la constitution et comme il l’a déjà pourtant fait, en procédant à la déclaration de ses biens, conformement à l’article 55 alinéa 1. Mais alors pourquoi ça coince ? À en croire des sources autorisées au Rdr c’est simple: le chef de l’Etat n’a pas définitivement arrêté son choix entre Amadou Gon, Guillaume Soro, et dans une moindre mesure Hamed Bakayoko (…)
Dans la question du timing pour le congrès, les favoris ou pressentis à la présidence du Rdr que sont Amadou Gon, Soro et Hamed Bakayoko sont considérés comme étant les moins pressés, eu égard aux contraintes de la fonction et aux souhaits du chef de l’Etat, qui lui, veut un président a plein temps du Rdr. Désormais cent pour cent président de la République, Alassane Ouattara souhaite un président du Rdr à cent pour cent. Par exemple, le Sg intérimaire est certes député, président de groupe et ministre, conseiller à la Présidence de la République, mais tous s’accordent à dire que l’essentiel de son emploi du temps est consacré à la gestion et à l’administration du Rdr.
Estimant que c’est à la suite d’une réélection du président Ouattara qu’ils pourraient être disponibles à cent pour cent pour le parti, à cause de leur rôle essentiel dans le dispositif et l’appareil d’Etat, plusieurs observateurs mettent donc dans le camp de ceux qui ne sont pas pressés, les trois responsables cités plus haut. Ceux qui sont violemment opposés à une telle option sont les plus nombreux et font partie des militants de base, des cadres, et de tous ceux qui, se disant n’avoir pas eu le gros lot, souhaitent une démarcation claire entre la gestion du parti et celle des affaires de l’état. Selon eux, la confusion des genres est à la base du sentiment d’immobilisme et de la grogne des militants qui ne sentent plus aucun encadrement, les dirigeants du Rdr étant en même temps au cœur de l’appareil d’Etat. Occupés à normaliser le pays, et à suivre les grands chantiers de l’émergence, il est évident, selon eux, que les barons et présidentiables identifiés au Rdr, ne peuvent gérer au quotidien le parti. Les contraintes de l’Etat sont si fortes en termes de disponibilité et d’engagement ! Pendant ce temps, ceux à qui il ne reste que le rêve de conquérir le parti et de se positionner à travers lui, continuent de faire feu de tout bois et d’amplifier la moindre grogne, la moindre impatience et la plus petite attente de la base militante. Accusés levez-vous!

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