Le Réseau ivoirien de karité en Côte d’Ivoire (Rika-ci) a beaucoup de projets en vue pour développer ses activités.
Notamment la vente massive à l’exportation, la transformation semi-industrielle, l’installation des
succursales à l’intérieur du pays. En attendant, plusieurs défis doivent être relevés pour atteindre les objectifs que le réseau s’est fixé.
Korhogo, quartier Koko. au centre, le siège du réseau ivoirien de karité en côte d’ivoire (rika-ci). une modeste maison d’une pièce qui sert de bureau. pour défaut d’entrepôt, des sacs d’amandes de karité sont superposés à l’entrée du bureau.
Juste à côté, des agents passent les amandes au peigne fin avant la pesée en vue d’une destination à
définir ultérieurement. Le choix sera fait en fonction des avantages à en tirer. toutefois, le Burkina faso
semble incontournable pour la destination ghanéenne à travers le port de téma. «Nous sommes dans l’obligation de passer par le Burkina Faso parce que le droit unique de sortie (Dus) par le port d’Abidjan est élevé. A 50 FCFA le kilo d’amande, c’est un souci pour nous», justifie coulibaly Brahima, secrétaire
administratif, chargé de la communication du rika-ci.

il nous reçoit dans un bureau vétuste, à l’image du siège du réseau. il ne possède même pas un ordinateur indispensable à sa tâche. au chapitre des projets, coulibaly Brahima indique que le rika-ci en nourrit à profusion. Le plus important étant l’exportation en masse des amandes. «Nous avons
besoin d’un financement d’au moins 100 millions FCFA pour accroitre notre production qui est environ de 10.000 tonnes par an. Nous projetons, en outre, de passer de la production artisanale à l’industrialisation en produisant du beurre de karité en produits finis aux fins de produits cosmétiques
etc.», soutient-il. en attaché, il y a également cette volonté de réduire le nombre d’années de maturation de l’amande (qui est d’environ 20 ans) à environ 6 ans. un procédé qui pourrait favoriser
l’augmentation de la production.un autre défi du rika-ci est l’installation de succursales dans d’autres localités. Boundiali, tengréla, ferkessédougou, ouangolodougou, Bengué, napié, sirasso, dikodougou, sont entre autres, les localités visées. «Les succursales vont nous permettre, non seulement de recenser les producteurs pour avoir les statistiques exactes, mais aussi de former les membres
sur les notions de qualité, aspect indispensable à une production optimale», explique-t-il.
pour l’heure, le réseau s’efforce de lutter contre l’abattage abusif des arbres de karité. «Nous n’avons pas les moyens pour lutter contre ce fléau qui pose le problème de désertification dans le nord du pays. Nous demandons à l’Etat de se pencher sur ce problème, surtout que l’arbre de karité
met en moyenne 20 ans pour être mature» interpelle coulibaly Brahima.
Le rika-ci est composé d’environ 3000 membres
notre Voie des samedi 10 & dimanche 11 mai 2014