Depuis le lundi 3 mars 2014, la Chambre préliminaire I a rejeté la demande de sursis de transfèrement de Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale (CPI) formulée par la Côte d’Ivoire.

Interrogé sur Onuci fm le mardi 5 mars, Fadi El Abdallah, le porte-parole de la CPI, a expliqué la procédure à suivre par l’Etat ivoirien. Pour lui, il s’agit de procéder au transfèrement de Blé Goudé à la CPI avant d’évoquer les poursuites dont il fait l’objet en Côte d’Ivoire.

« Selon la Chambre préliminaire I, la Côte d’Ivoire doit d’abord prendre sa décision en accédant à la demande de remise de M. Charles Blé Goudé à la CPI. Et après l’accomplissement de cette obligation, la Côte d’Ivoire peut consulter la Cour en vertu de l’article 89-4 du Statut de Rome – le traité fondateur de la CPI – en soulevant la question de l’existence de poursuite en Côte d’Ivoire à l’encontre de M. Blé Goudé pour des crimes différents de celui pour lequel sa remise à la Cour est demandée », a-t-il indiqué.

A la question de savoir si la CPI dispose de moyens pour contraindre la Côte d’Ivoire à respecter sa décision, voici ce que Fadi El Abdallah a répondu : « De façon générale, sans parler de la Côte d’Ivoire spécialement.
Source : ONUCI | Jeudi 06 Mars 2014