Selon un article mis en ligne,(Nouvelles révélations de Médiapart sur la CPI Bensouda prête à requalifier ses accusations contre Gbagbo)

le jeudi 15 février 2018, par le site français Mediapart, qui suit ce procès attentivement depuis le premier jour, Fatou Bensouda, procureure de la CPI serait favorable à une requalification des charges dans cette affaire : «Le procès de l’ancien président ivoirien et de son ex-ministre Charles Blé goudé devant la Cour pénale internationale entre dans une phase décisive : les juges ont demandé à la procureure, dont tous les témoins ont été entendus, de mettre à jour son mémoire, semblant presque lui suggérer de requalifier les charges, voire de les abandonner», fait savoir le site qui s’appuie sur la dernière décision des juges donnant un mois à Bensouda pour déposer son mémoire en rapport avec les dé- clarations de ses témoins à charges dans l’affaire : «D’après plusieurs sources, Fatou Bensouda, sous pression, serait disposée à lâcher du lest dans l’affaire gbagbo/Blé goudé et à faire ainsi sortir la CpI du piège qu’elle a contribué à construire et qui est en train de se refermer sur elle. pour aller dans ce sens, elle a évidemment besoin du feu vert de ceux qui ont œuvré pour amener Laurent gbagbo à la CpI», ajoute Mediapart. Et selon les informations de Mediapart, les comploteurs contre le président Laurent Gbagbo «n’auront bientôt pas d’autre choix que d’accepter qu’un terme soit mis à cet invraisemblable scandale judiciaire». De toute évidence, en attendant l’avis des commanditaires du complot, Fatou Bensouda continue de faire semblant de se préparer pour la suite du procès, dans une posture qui frise le ridicule. Par exemple, alors que les juges de la CPI lui ont demandé de déposer son mémoire pour permettre aux avocats des défenses de savoir s’il faut réduire ou maintenir leurs témoins à décharge programmés, la procureure a répondu par un document publié le 13 février 2018, suppliant de recevoir de la part des équipes de défense des deux accusés, les informations concernant notamment l’identité des témoins ainsi que la durée prévue pour les interrogatoires. Confusion totale donc, dans le camp des comploteurs.